L'Université de Bordeaux-Montaigne renforce la formation destinée aux réfugiés et demandeurs d'asile

© Université de Bordeaux-Montaigne
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L’Université Bordeaux Montaigne proposait déjà une formation en Français Langue Étrangère (FLE), pour les populations de réfugiés ou demandeurs d’asile en France. Elle améliore son offre : un apprentissage linguistique adapté, un accompagnement et un suivi plus global. 

Par Hélène Chauwin

235 réfugiés ou demandeurs d’asile sont inscrits en FLE. Ils sont originaires d’Afghanistan, de Syrie, du Sahara, d’Ukraine. Pour eux, l'apprentissage de la langue française est capital comme en témoigne l'un d'entre eux : 


"C’est la porte ouverte sur la France, pour le travail et l’insertion. C’est aussi très important d’avoir des cours sur l’histoire de la France et sur la culture française : on peut mieux connaître les règlements et les valeurs françaises ; on peut alors mieux comprendre le comportement des Français. Enfin, pour vraiment bien maîtriser la langue française et continuer des études en France, c’est nécessaire d’avoir une formation intensive et sur plusieurs semestres, comme dans les centres FLE universitaires, car le français est une langue très belle mais très difficile ! 

Ces étudiants vont pouvoir suivre un programme de formation et d’appui à l’intégration complet :  
  • 12 semaines de cours de FLE spécialement conçus pour répondre à leurs besoins. Un apprentissage linguistique hybride, en présentiel ou à distance, en groupe ou individuellement
  • Des accompagnements individualisés via des outils et dispositifs numériques,
  • Un accompagnement  "citoyens" s’appuyant sur leu parrainage volontaire d'étudiants.

Une photo publiée par @deflebordeaux le


Pour une enseignante du DEFLE Bordeaux Montaigne, ces étudiants requièrent une attention particulier : 

« Ils sont doublement fragiles, par le fait qu’ils sont étrangers et par leur histoire en tant que réfugiés. Ils ont besoin d’être accompagnés et soutenus mais de ne pas être considérés uniquement comme des réfugiés. Ils sont tournés vers l’avenir et cherchent à construire de nouveaux projets. Ils ont envie de basculer dans une vie «normale». Nous essayons toujours de maintenir un équilibre entre le cadre universitaire dont nous sommes les garants et la souplesse dont ils ont besoin quand ils doivent parfois gérer en urgence leur situation compliquée. »

Une photo publiée par @deflebordeaux le


Cette formation est gratuite. Les candidats se voient délivrer le statut d’étudiant. Ce programme d'accueil a été conçu en partenariat avec le tissu associatif et les autres établissements d’enseignement supérieur du site. pour  Hélène Velasco-Graciet, présidente de l’Université Bordeaux Montaigne il "témoigne de la responsabilité sociale des universités et, plus encore de la vocation citoyenne d’une université nommée Montaigne


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