Anti-corridas : le Parquet ouvre une procédure pénale visant la manifestation non-autorisée

Samedi 24 août dans les arènes de Rion-des-Landes / © Jean-Marc Montegnies (Animaux en Péril)
Samedi 24 août dans les arènes de Rion-des-Landes / © Jean-Marc Montegnies (Animaux en Péril)

Dans un communiqué, le Parquet de Dax a déclaré avoir ouvert une seconde procédure, au-delà de l'enquête sur les faits de violence, visant le délit pénal d'organisation sur la voie publique d'une manifestation sans déclaration préalable, puni de 6 mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende.

Par G.D (avec l'A.F.P)


Les auditions se sont poursuivies aujourd'hui au titre des deux enquêtes ouvertes par le parquet de Dax, après les violences et dégradations ayant émaillé l'envahissement samedi par des militants anti-corrida des arènes de Rion-des-Landes (Landes), bien qu'aucune plainte n'ait encore été déposée.

Deux procédures pénales ont été ouvertes. L'une "visant à clarifier les circonstances accidentelles ou volontaires dans lesquelles un manifestant a été grièvement blessé".

Une seconde pour "le délit pénal d'organisation sur la voie publique d'une manifestation sans déclaration préalable", un délit puni de 6 mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, a précisé le parquet dans un communiqué.

"Aucun dépôt de plainte n'a à ce jour été reçu par les services d'enquête ou le parquet de Dax concernant d'éventuelles violences, qu'elles soient policières ou non", a précisé le parquet.

Actions anti-corridas : le Parquet poursuit


Un homme d'une soixantaine d'années avait été évacué vers le centre hospitalier de Bordeaux souffrant d'un traumatisme crânien avec perte de connaissance. Sorti du coma dimanche, son incapacité totale de travail a été fixée à 10 jours. Les anti-corrida avaient dans un premier temps accusé les gendarmes d'avoir projeté l'homme, puis se sont ravisés, accusant a présent un aficionado de lui avoir porté des coups.

"J'ai parlé avec lui. Il se souvient de tout, c'est bon signe", a dit à l'AFP Jean-Pierre Garrigues, vice-président du Crac Europe.

Entendu dimanche par les gendarmes "en tant qu'organisateur", avec Animaux en péril et la Fondation Brigitte-Bardot, de la manifestation non-autorisée, son association entend porter plainte contre les gendarmes "qui ont agressé les militants".

"Il n'y aucune nécessité à se précipiter", a-t-il ajouté, "nous sommes en train de faire la liste de toutes les blessures avérées", a-t-il dit.

Brigitte Bardot, dans un communiqué dimanche, avait aussi condamné "la brutalité et la sauvagerie avec lesquelles les forces de l'ordre et certains aficionados ont attaqué les manifestants anti-corrida", et avait indiqué se réserver "le droit de porter plainte".

De leur côté, la mairie de Rion-des-Landes et le cercle taurin rionnais ont réaffirmé lundi à l'AFP leur souhait de déposer plainte pour "les dégradations et le préjudice subi".

Dans son communiqué, le parquet a par ailleurs rappelé "l'action préventive par la gendarmerie de saisie conservatoire d'objet qui auraient pu servir d'arme (des chaines)" et "l'importance du dispositif pour contenir des individus très virulents", un dispositif qui a compté jusqu'à 70 gendarmes.

A lire aussi

Sur le même sujet

4ème quinzaine du cinéma nordique

Actualités locales

Les + Lus