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Grippe aviaire : 3 fermes du Pays basque refusent l'application du vide sanitaire

Grippe aviaire : 3 fermes du Pays basque refusent l'application du vide sanitaire
Jean-Marc Baranthol, maire de Barcus; Bernard Uthurry, vice-président du conseil régional Nouvelle Aquitaine; Pierre Chilo, restaurateur; Jean-Michel Berho, producteur fermier à Domezain - France 3 Aquitaine - GARAT René, CORDIER Fabien, HARISTOY Gérard

Quatre jours après la mise en place du vide sanitaire dans les exploitations, 3 fermes du Pays basque refusent toujours son application. À Barcus, 300 personnes se sont mobilisées dans un climat tendu avec les forces de l'ordre.

Par Marc Taubert et René Garat

Plus de 300 personnes se sont opposées à l'abattage préventif de canards avec en première ligne, de nombreux élus. Face à eux le directeur départemental de la protection des populations accompagné de gendarmes et d'une demi-compagnie de CRS.

Un dialogue de sourds s'installe tôt ce vendredi 21 avril au matin à Barcus, mais la détermination des manifestants reste intacte : "en tant que maire de la commune, effectivement je soutiens les trois fermes. Le fait qu'il y ait eu des analyses saines qui montrent que les troupeaux sont sains, on ne voit pas pourquoi il faudrait abattre des animaux sains", proteste Jean-Marc Baranthol.

© France 3 Aquitaine
© France 3 Aquitaine

"C'est bien la moindre des choses que de venir réconforter à titre compassionnel et aussi pour réfléchir sur de nouveaux modèles en terme de production agricole", explique Bernard Uthurry, vice-président du conseil régional Nouvelle-Aquitaine.

Parmi les manifestants, de nombreux éleveurs, mais pas seulement. L'abattage d'animaux sains ne passe pas : "je trouve que c'est fabuleux qu'il y ait autant de monde qui vienne soutenir ces gens-là, qui font du très bon travail et c'est vraiment dommage que l'on arrive à cette situation", explique Pierre Chilo, restaurateur à Barcus.

Après trois heures de confrontation, la préfecture décide de suspendre l'opération et de retirer les forces de l'ordre. Même scénario sur les autres fermes de Gabat où il y a eu quelques incidents et à Domezain.

"C'est surréaliste. Alors qu'il y a des attentats et des choses bien plus graves, on mobilise la force publique de manière totalement disproportionnée pour tuer quelques centaines de poules et de canards qui ne présentent aucun danger sanitaire", regrette Jean-Michel Berho, producteur fermier à Domezain.

La préfecture précise qu'elle va saisir les parquets compétents sur l'opportunité de poursuites pénales. Enfin, la FDSEA 64, favorable à l'abattage préventif, se réserve le droit d'engager des poursuites contre l'État. La résistance des trois fermiers basques provoque de vives tensions au sein de la filière agricole.

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