Informer les futures mamans des dangers des perturbateurs endocriniens dans la Vienne

Cet atelier permet aux femmes enceintes de mieux lire la composition de leurs cosmétiques et ainsi trouver ceux qui contiendraient des perturbateurs endocriniens / © France 3 Poitou-Charentes
Cet atelier permet aux femmes enceintes de mieux lire la composition de leurs cosmétiques et ainsi trouver ceux qui contiendraient des perturbateurs endocriniens / © France 3 Poitou-Charentes

Alors que le Parlement européen débat ce mardi à Bruxelles de la définition des perturbateurs endocriniens, les femmes enceintes de la Vienne sont invitées à participer à une étude lancée par le Centre d'investigation clinique du CHU de Poitiers.

Par Coralie Roland

Le CHU de Poitiers a lancé en décembre 2016 une grande étude, pour déterminer la meilleure façon d'informer les futures mamans sur les dangers des perturbateurs endocriniens. Si l’information est mieux partagée, les risques peuvent-ils réellement diminuer ? Et quel est le moyen le plus efficace pour que le message passe ?

Toutes les femmes enceintes de la Vienne peuvent y participer : le programme cherche d’ailleurs des volontaires. Pour l'instant, 47 futures mamans de la Vienne ont accepté d'entrer dans l'étude sur plus de 700 courriers envoyés. Il en faut 210 pour valider l'expérience.

Pour participer, vous pouvez appeler le 05.49.44.49.56 ou envoyer un mail à l'adresse suivante : etudepreved@chu-poitiers.fr 

Comment se déroule l’étude ?

Trois groupes tests ont été mis en place :
  • un premier groupe avec des femmes qui ont reçu une simple brochure d’information.
  • un second avec des femmes qui assistent à une réunion d’information dans une salle avec seulement des chaises et des tables
  • enfin un troisième, dans lequel les femmes participent à des ateliers dans un appartement pédagogique avec les produits du quotidien, qui apprennent à décrypter les étiquettes, voire fabriquer soi-même ses produits.

Cet appartement pédagogique, il existe à Poitiers, comme le montre notre reportage. Là, les femmes enceintes se voient détailler les compositions de nombreux cosmétiques et conseiller sur leur choix.

Si, instinctivement, on peut imaginer que le troisième groupe sera le mieux informé, encore faut-il le prouver scientifiquement. Cette étude, à laquelle participent 200 personnes, va durer 18 mois.

Comment informer les futures mamans des dangers des perturbateurs endocriniens
Un reportage de MN Missud, S. Bourin, T. Chapuzot et C. Pougeas avec les interviews d’Adeline David, prévention santé, Mutualité française de la Vienne, d’Anne-Sophie Gourgues, infirmière de recherche clinique et de Marion Albouy-Llaty, médecin épidémiologiste, responsable de l'étude PREVED

Bientôt une maison de santé publique ?


Le CHU a par ailleurs validé la mise en place prochaine d’une maison de santé publique. Ce projet, unique en France, sera une reproduction des pièces d’une maison pour accueillir des ateliers de prévention sur sujets divers et ouverts à tout le monde. Un nouvel outil pour la prévention et l’éducation en matière de santé publique. Il manque encore des financements pour ce programme, auquel vous pouvez contribuer grâce au fonds de dotation Aliénor du CHU de Poitiers.

Pour aller plus loin : le projet Nesting


Ce projet et surtout son site internet Projetnesting.fr peut vous être très utile si vous cherchez à supprimer un maximum de perturbateurs endocriniens de votre environnement, principalement si vous êtes enceinte ou parents de jeunes enfants. Déco, bricolage, mobilier, cosmétiques, vêtements, jouets… Autant de domaines dans lesquels la chimie a pris une certaine place et sur lesquels vous souhaiterez sans doute vous pencher.
Projet Nesting est un programme mené par WECF (Women in Europe for a Common Future). Cette ONG "est un réseau de 150 organisations féminines et environnementales, qui agit pour construire avec les femmes un monde juste, sain et durable."




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