Ariège : les anti-ours dénoncent un “acharnement” de la justice

© Max PPP
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L’ASPAP, association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées, dénonce "l’intimidation policière et judiciaire" lancée par l’Etat dans un communiqué.

Par Martin Vanlaton

Les anti-ours montent au créneau. Ils dénoncent deux perquisitions menées chez des éleveurs, "laissant les maisons sens dessus-dessous." Ils dénoncent aussi le fait que "certains sont sur écoute téléphonique, que d’autres font l’objet de filatures grossières."

Des moyens disproportionnés selon les membres de l’association. Dans leur communiqué, les éleveurs n’y vont pas de main morte :

« L’Etat n’a donc rien d’autre à faire en ce moment que de gaspiller l’argent et les moyens humains de la gendarmerie et de la justice à traquer les montagnards ? »


Contacté, Jean-Pierre Mirouze (membre de l’ASPAP), évoque deux événements qui ont pu mener à de telles actions de la part de l’Etat :



  • La vidéo où on voit des hommes masqués appelant à rouvrir la chasse à l’ours


"Madame la Préfète a voulu essayer de nous montrer que c’était elle la patronne" explique Jean-Pierre Mirouze. Mais les éleveurs dénoncent ces méthodes. Selon eux, "il y a des choses plus importantes que mettre des éleveurs sur écoute, il faut mettre les moyens sur autre chose que ça."

Contactée, la préfecture nous a renvoyé vers le parquet de Foix. Nous attendons pour l’heure la réponse de Monsieur le procureur.

Retrouvez l'interview de Philippe Lacube, porte-parole de l'ASPAP, dans le 12/13

Interview de Philippe Lacube, porte-parole de l'ASPAP

 

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