Il y avait des bulletins blancs sur la table : le vote des électeurs de Montbel (Ariège) annulé

Le Conseil constitutionnel a annulé les votes des 47 électeurs de la commune de Montbel dans l'Ariège. Au second tour de la présidentielle, des bulletins blancs étaient proposés à côté de ceux de Macron et Le Pen. 

Par Fabrice Valery

L'élection présidentielle en France a été amputée de 47 voix, exprimées par les électeurs de la petite commune ariègeoise de Montbel. Dans sa proclamation officielle des résultats, le Conseil constitutionnel a annulé les votes de cette commune parce que les électeurs avaient le choix en entrant dans le bureau de vote entre les bulletins pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen et... des bulletins blancs.

Comment ces bulletins blancs sont-ils arrivés sur la table ? Une simple erreur ? Un acte délibéré ? Au premier tour, c'est Jean-Luc Mélenchon qui était arrivé en tête dans cette commune avec près de 35 % des voix. Lorqu'il est arrivé au bureau de vote, un conseiller municipal "militant" a pris l'initiative de rajouter ces bulletins sur la table. Quand le maire s'en est aperçu, s'en est suivie une vive altercation, le retrait de ces bulletins (qui ne sont donc pas restés toute la journée dimanche) et la démission du conseiller municipal en question.

La municipalité a alors choisi de jouer la transparence en notant cet incident sur le procès-verbal du vote. En conséquence, le vote a été annulé par le Conseil Constitutionnel. Tout comme il a annulé pour les mêmes raisons les votes dans les communes de Millas (Pyrénées-Orientales), de Vaudreville (Manche), de La Chapelle-sur-Usson (Puy-de-Dôme) et de Maconcourt (Vosges). 

Annulation du vote à Montbel(09)

 

A Toulouse, un seul assesseur dans le bureau 105 : vote annulé

Le Conseil constitutionnel a également annulé le vote du bureau 105 de la ville de Toulouse. Dans ce bureau, dans lequel 350 suffrages ont été exprimés, les magistrats délégués du Conseil constitutionnel ont constaté, lors de leur passage, qu'un seul des membres du bureau de vote était présent, contrairement aux dispositions de l'article R. 42 du code électoral. "Une telle irrégularité étant de nature à entraîner des erreurs et à favoriser la fraude, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages émis dans ces bureaux" écrit le conseil constitutionnel.

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