Frédéric Thiriez (LFP) : "Je ne cèderai à aucune pression politique"

Le président de la Ligue de football professionnel (LFP) affirme que Luzenac est traité de manière équitable par son instance. Des propos en réponse aux accusations "d'hypocrisie" du secrétaire d'Etat aux sports, Thierry Braillard.

Frédéric Thiriez, président de la ligue nationale de football
Frédéric Thiriez, président de la ligue nationale de football © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
"Je ne céderai à aucune pression politique d'où qu'elle vienne, a déclaré Frédéric Thiriez, président de la LFP, la Ligue de football professionnel. Je comprends que Thierry Braillard subit la pression de ses amis politiques de l'Ariège, mais la Ligue ne fait qu'appliquer ses règlements qui sont les mêmes pour tous les clubs et qui s'imposent à Luzenac comme aux autres pour des raisons évidentes d'équité", s'est encore défendu M. Thiriez après les attaques de Thierry Braillard, secrétaire d'Etat aux sports.

Thierry Braillard a dénoncé en effet lundi  une "hypocrisie" de la Ligue de football professionnel (LFP) au sujet de Luzenac, dont l'accession en L2 est refusée par les instances dirigeantes du foot. "Luzenac aurait dû avoir sa place en L2. Il y a une hypocrisie: soit la Ligue de football professionnel veut une ligue fermée pour les pros, avec 18 clubs et une seule montée par an - ce qui serait aller au bout de la logique - soit elle défend l'intérêt sportif et alors on ne peut pas reprocher à des clubs amateurs de se comporter comme des amateurs. Il faudrait les accompagner vers le monde professionnel".

Notre dossier complet sur l'accession de Luzenac à la Ligue 2

Deuxième du Championnat National la saison passée, Luzenac, petit village de 650 habitants niché sur les rives de l'Ariège, avait gagné sa place en L2 sur le terrain. Sa montée a d'abord été refusée pour critères financiers, avant que le club n'obtienne gain de cause sur ce plan. Puis, dernier obstacle en date, la LFP a refusé l'accession du club en L2 au motif qu'il ne disposait pas d'un stade "aux normes réglementaires de sécurité".

"La LFP a fait son travail, a pris sa décision, et a le dernier mot, souligne encore M. Braillard. Mais quand la DNCG (gendarme financier) a, en appel, dit que le dossier financier était acceptable, on ne s'attendait pas à ce qu'on ressorte l'histoire du stadeIl faut être équitable, a-t-il poursuivi. Pour Lens, on a dit "pas de problème, il y a la parole d'Amiens" (pour jouer dans ce stade, ndlr). Pour Luzenac, on dit "il y a un problème", alors qu'il y a la parole du Stade Toulousain. Il faut faire confiance à la parole publique du Conseil général de l'Ariège et de la mairie de Toulouse (pour aider Luzenac)".

Le club de Luzenac a saisi à nouveau le CNOSF et la justice administrative.
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