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Gendarme tué en Ariège: hommage de Bernard Cazeneuve

Le ministre rend hommage / © Maxppp
Le ministre rend hommage / © Maxppp

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a rendu hommage mercredi à Tarascon-sur-Ariège au gendarme tué après une course poursuite samedi en Ariège, déplorant qu'un "nouveau pallier" ait "été franchi dans la violence à laquelle les forces de l'ordre sont confrontées".

Par Michel Pech

"La justice rattrapera les auteurs" 
"Jamais, jamais nous ne tolérerons que de telles violences puissent être commises", a affirmé le ministre lors d'une cérémonie sur la place de la commune, rappelant les violences des dernières semaines dont ont été victimes les policiers et les gendarmes.
"Les violences commises à leur encontre ne doivent jamais être impunies", a-t-il insisté, assurant que "la République rattrapera" les auteurs.

Intention de tuer
Le major Christian Rusig, 55 ans, a été tué après avoir été percuté par un automobiliste qui voulait échapper à un contrôle.
"Le suspect a foncé sur lui de manière délibérée avec l'intention de le tuer", a dit Bernard Cazeneuve qualifiant l'auteur présumé de "chauffard criminel" et
de "multi-récidiviste".
Interpellé immédiatement après les faits, l'homme, plusieurs fois condamné, interdit de séjour en Ariège et roulant sans permis a été mis en examen pour "homicide volontaire" aggravé. Il a été écroué.
"La justice doit faire son oeuvre et ce, avec la plus grande sévérité", a fait valoir M. Cazeneuve.

Plus de 300 personnes
Sous un froid soleil d'automne, la cérémonie d'hommage a eu lieu en présence de quelque 300 personnes, dont de nombreux gendarmes. Face au cercueil recouvert du drapeau tricolore le ministre est revenu sur la "carrière remarquable" du major Rusig.

Un commandant de Brigade
Engagé en 1983 dans la gendarmerie, il a été en poste essentiellement dans le sud-ouest, sa région natale, et a passé deux ans en Polynésie Française. Il commandait depuis 2011 la brigade de Tarascon-sur-Ariège.
"C'était un chef dans l'âme, systématiquement le premier à se rendre sur le terrain. C'était un grand professionnel, un homme de coeur qui servait la République", a souligné M. Cazeneuve.
"La vie de Christian, c'était la gendarmerie, une seconde famille", a-t-il ajouté, rappelant également que ce père de famille, passionné de rugby et de peinture, laisse une épouse et deux enfants, de 23 et 25 ans.
Christian Rusig a été promu à titre posthume chef d'escadron, élevé au rang de Chevalier de la Légion d'honneur et a reçu la médaille de la gendarmerie avec palme de bronze.

Vidéo : le reportage de Laurent Winsback et Pascal Dussol
Hommage au Major Rusig
Bernard Cazeneuve - Winsback / Dussol

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