Caveau profané dans un cimetière de l'Aude: un homme renvoyé en correctionnelle

Deux cercueils ont été ouverts, des ossements volés et les crânes des défunts ont été retrouvés mercredi matin à la sortie du cimetière de Capendu, dans l'Aude - 31 mai 2017 / © capture d'écran Google maps
Deux cercueils ont été ouverts, des ossements volés et les crânes des défunts ont été retrouvés mercredi matin à la sortie du cimetière de Capendu, dans l'Aude - 31 mai 2017 / © capture d'écran Google maps

Un homme sans-abri de 41 ans, confondu par son ADN, sera jugé en septembre au tribunal correctionnel de Carcassonne après la profanation, en mai dernier, d'un caveau dans le cimetière de Capendu (Aude), a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie.

Par JM avec AFP

Dans la nuit du 30 au 31 mai, deux cercueils avaient été éventrés à coup de pied de biche ou de masse dans un caveau familial, les crânes et ossements en avaient été sortis avant d'être retrouvés à la sortie du cimetière de cette petite commune de l'Aude.



Les gendarmes avaient rapidement écarté les motifs racistes et religieux en raison de l'absence d'inscriptions dans le cimetière.

Sur les lieux, des prélèvements réalisés par la police scientifique ont permis d'identifier un ADN correspondant à un homme, âgé de 41 ans, déjà condamné pour "vol, violences et pour des infractions liées aux stupéfiants", a précisé dimanche l'officier de communication du groupement de gendarmerie.

Le suspect, qui est sans domicile fixe, a finalement été interpellé mercredi en début de soirée. Après 48 heures de garde à vue, il a été déféré devant le parquet de Carcassonne, remis en liberté et convoqué au tribunal correctionnel de Carcassonne le 19 septembre, selon la même source.

Le mobile de cet acte reste flou, selon les gendarmes. Aucun lien n'a été établi entre le suspect et la famille enterrée dans le caveau.

Le 31 mai au matin, deux crânes "posés de manière ostensible" à l'extérieur du cimetière avaient été retrouvés par un habitant venu se recueillir. Le reste des squelettes a été découvert plus tard dans la journée par les enquêteurs dans une fosse.

Dans le caveau visé reposait un couple d'origine espagnole, sans descendance directe, dont la famille ne vit plus dans la région depuis plusieurs années mais qui avait pu être prévenue, avait indiqué le maire de la commune Jean-Jacques Camel, qui avait alors dénoncé un acte "infâme" et "gratuit".

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