54% des Nîmois sont contre les corridas avec piques, banderilles et mise à mort des taureaux selon un sondage Ifop commandé par l'alliance anti-corrida rendu publique jeudi 14 septembre 2017. Pour l'association, voilà de quoi faire répondre à Jean-Paul Fournier. Le sénateur-maire de Nîmes écrivait, le 30 août dernier, dans une lettre à Pamela Anderson et à Claire Starozinski,  présidente de l’Alliance Anticorrida, "Les corridas sont très fortement ancrées dans la culture des nîmois et des nîmoises."

A travers ce sondage, l'alliance anti-corrida veut démontrer que les pro-corridas sont moins nombreux, y compris dans les villes où la tradition taurine est bien ancrée. "Même à Nîmes, en dépit de l’extrême pression économique et socio-culturelle qui règne dans la ville, les opposants à la  corrida sont désormais majoritaires", rétorque t-elle ainsi dans son communiqué.

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Un clivage générationnel

52 % des personnes sondées se sont par ailleurs déclarées contre l’attribution de subventions publiques aux écoles de tauromachie et aux organisateurs de corridas. 55 % sont pour substituer aux corridas d’autres manifestations comme les "Grands jeux romains", une reconstitution des jeux antiques organisés chaque année dans les arènes de Nîmes.

La question divise les générations. Si 68 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans rejettent l’organisation des corridas,  cette proportion tombe à 42 % parmi les 65 ans et plus.

Le résultat de ce sondage est néanmoins à nuancer, un faible nombres de personnes ayant été questionnées. Du 22 au 26 août dernier, seulement 404 Nîmois âgés de 18 ans et plus ont été sondés selon la méthode des quotas. 

Une tradition en déclin ? 

Pour l'alliance anti-corrida, le constat reste clair : l'art taurin est de plus en plus décrié. En mai dernier, un autre sondage de l'Ifop  avait établi que 75 % des habitants des dix départements français qui pratiquent la tauromachie y sont opposés.