Aigues-Mortes : grève perlée aux Salins du Midi

Le mouvement de grève perlé du site des salins d'Aigues-mortes a démarré le 4 septembre dernier. / © Jeanne-Josette SANNA
Le mouvement de grève perlé du site des salins d'Aigues-mortes a démarré le 4 septembre dernier. / © Jeanne-Josette SANNA

Depuis 1 mois, le site des Salins d'Aigues-mortes ne fonctionne qu'au 2/3 de ses capacités. Le mouvement de grève perlée des salariés de "La Baleine" est relayé également aux salins de Giraud, à Dax et à Varangéville. Revendications principales : hausses salariales et égalité de traitement.

Par Sylvie Bonnet

Cela fait un mois que le mouvement de grève a démarré sur le site d'Aigues-mortes. Premier préavis le 4 septembre, et une grève perlée qui se traduit par une baisse de la production d' un tiers. Le syndicat CGT a déposé une liste de revendications, pour la plupart salariales. Et le mouvement est suivi non seulement à Aigues-mortes mais aussi dans les 3 autres sites du groupe, à savoir les salins de Giraud, Dax et Varangéville, en Meurthe-et-Moselle.

Les salariés veulent bénéficier du bon chiffre d'affaire de la Baleine


139 millions d'euros de chiffre d'affaire l'an dernier pour l'ensemble du groupe, et 9 millions d'euros de bénéfice. Les chiffres avancés par le syndicat CGT participent pour beaucoup au mouvement de protestation des salariés d'Aigues-Mortes. L'organisation du groupe en filiale priverait les membres du personnel des retombées de ces bons résultats de la filière sel.

A Aigues-mortes, ils sont 140 sur le site mais ne possèdent pas tous le même statut et les derniers embauchés comme les intérimaires voient des inégalités de salaires flagantes avec les salariés plus anciens. 


Les revendications principales des grévistes



Les grévistes demandent que l'effectif soit redéfini sur le site d'Aigues-mortes. Par ailleurs, il réclament une revalorisation salariale de 200 euros par mois pour les CDI plus une prime de polyvalence de 120 euros/mois et une rémunération à la récolte.  Pour lutter contre les traitements très différents au sein de la société, il demandent qu'il n'y ait pas de salaire inférieur à 12 heuros/heure.
Enfin les salariés en grève demandent une indemnisation de 4€ par poste et par salarié car les machines de conditionnement ne s'arrêtent pas pendant la pause casse-croute et forcent donc au travail continu.

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