Après un sondage, deux associations pro-corrida défendent la réalité culturelle de la corrida

Archive : Jose Maria Manzanares dans les arènes de Nîmes le 8 juin 2014. / © BERTRAND LANGLOIS / AFP
Archive : Jose Maria Manzanares dans les arènes de Nîmes le 8 juin 2014. / © BERTRAND LANGLOIS / AFP

Deux associations pro-corrida, l'Union des villes taurines françaises (UVTF) et l'Observatoire national des cultures taurines (ONCT), ont défendu samedi la "réalité culturelle" de la corrida au lendemain de la publication d'un sondage la mettant en cause.

Par avec AFP

"Une réalité culturelle n'est jamais assujettie aux résultats d'un sondage, sinon, les mesures d'audience Médiamétrie seraient fatales à la musique contemporaine", écrivent les deux associations dans un communiqué.

Selon un sondage Ifop pour l'Alliance anti-corrida rendu public vendredi, trois quarts des habitants des 10 départements français où ont lieu des corridas avec mise à mort de taureaux, se déclarent opposés à cette pratique.

Sondage

A la question "êtes-vous favorable ou défavorable aux corridas avec pique, banderilles et mise à mort des taureaux ?", 75% des sondés dans les départements concernés (Aude, Bouches-du-Rhône, Gard, Gers, Gironde, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales) répondent par la négative et 25% par l'affirmative.

"Un sondage précédent, également commandité par des associations anti taurines et publié voici deux ans, affirmait que 90% des Français étaient opposés à la corrida, ce qui dénoterait une progression spectaculaire de ceux qui y sont favorables", notent les associations.

Réalisé en 2015 sur l'ensemble de la population française, ce sondage ne peut toutefois être comparé à celui de 2017 pour lequel seuls les habitants de 10 départements ont été interrogés.

"Droit au respect"

"L'Union des Villes Taurines de France et l'Observatoire National des Cultures Taurines respectent les expressions contraires à la pratique culturelle qu'ils se sont donnés pour mission de transmettre, mais dénoncent avec fermeté les attaques discriminatoires qui sont portées à l'encontre de la communauté des aficionados, qui a le droit au respect", écrivent-elles.

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