Nîmes : l’Agglo pourrait bien se passer de Kéolis pour gérer ses bus

Nîmes - un bus Tango de Nîmes Métropole - 3 octobre 2014. / © F3 LR D.Moine
Nîmes - un bus Tango de Nîmes Métropole - 3 octobre 2014. / © F3 LR D.Moine

D'ici à quelques mois Keolis pourrait bien ne plus être le gestionnaire du réseau de bus Tango. Nîmes Métropole devrait se prononcer sur la question Tango lundi prochain, le 18 septembre.

Par Joane Mériot

Le contrat entre Nîmes Métropole et l’entreprise Kéolis, exploitant du réseau de bus Tango depuis 2013 pourrait bien prendre fin de manière précipité.

Nîmes Métropole avait confié l’exploitation de son réseau en 2013 à la société Kéolis pour 10 ans.

Mais lors d’un point presse, le président de la communauté d’Agglomération, Yvan Lachaud, a annoncé que Nîmes Métropole allait résilier le contrat qu’elle avait avec le groupe Kéolis.

C’est le lancement de la ligne 2 du TCSP (Transport Collectif en Site Propre) qui a donné l’opportunité à l’Agglo de mettre un terme avec Kéolis :

Si Kéolis ne nous permet de réaliser la ligne T2, alors nous pouvons résilier sans indemnité, nous utiliserons cette clause là, car nous avons chiffré la ligne T2, cela représente 110 millions d’euros au total et il faut donc la financer.


Le reportage de Pascale Barbès et Olivier Brachard 

Nîmes : l’Agglo pourrait bien se passer de Kéolis pour gérer ses bus
D'ici à quelques mois Keolis pourrait bien ne plus être le gestionnaire du réseau de bus Tango. Nîmes Métropole devrait se prononcer sur la question Tango lundi prochain, le 18 septembre. - France 3 LR - Pascale Barbès et Olivier Brachard


Chaque année, la société Keolis demande 55 millions d'euros à l'agglomération pour assurer ce service public. Mais voilà : les recettes de l'entreprise via -entre autres les ventes de tickets- ne sont pas suffisantes.
A l'heure actuelle, l'Agglo doit rajouter 11 millions d'euros par an pour arriver à l'équilibre. A titre de comparaison l'agglomération de Perpignan ne rallonge qu'1 million d'euro, soit 10 de moins !

Catherine Bernié-Boissard
Elue PC au Conseil de la Communauté d'Agglomération

La question est : est ce qu’il est pertinent pour l’agglomération de continuer avec une délégation de service public ou est ce qu’il faut aller vers une régie publique ?


En cas de régie publique, la collectivité gère elle-même le réseau, avec ses propres agents et ses propres moyens financiers.

Yvan Lachaud a demandé des comptes à Keolis. Il reste 8 jours à l'entreprise pour s'expliquer.Cette dernière n'a pas souhaité s'exprimer à notre micro.

Si la résiliation du contrat avec Keolis était prononcée, elle prendrait effet le 30 juin prochain. Un appel d'offres serait lancé. L'Agglomération penche donc plutôt pour une nouvelle gestion privée.

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