Fermeture de la ligne A du métro à Toulouse : mes 5 jours à bord de la ligne 14 surchargée

Pendant 5 jours, j'ai utilisé matins et soirs la ligne 14 de Tisséo. C'est l'une des lignes de substitution du métro. / © A.L. / France 3
Pendant 5 jours, j'ai utilisé matins et soirs la ligne 14 de Tisséo. C'est l'une des lignes de substitution du métro. / © A.L. / France 3

C'est l'une des lignes de substitution de la ligne A du métro. La ligne 14 est probablement devenue l'une des lignes les plus fréquentées de l'agglomération toulousaine depuis lundi. Je l'ai prise matins et soirs pendant 5 jours pour me rendre à France 3.

Par Aubin Laratte

La ligne 14 est l'une des lignes de substitution mises en place par Tisséo après la fermeture de la ligne A du métro de Toulouse, lundi 17 juillet, pour une durée d'un mois. Habitant dans le centre-ville, j'ai pris cette ligne chaque matin et soir de la semaine pour me rendre à France 3, chemin de la Cépière, juste derrière la rocade.

Lundi

Le bus est bondé. Même si on est que le matin, il fait déjà très chaud. À l'intérieur du bus, c'est pire. Nous sommes tous serrés. Le chauffeur confond à un moment climatisation et chauffage. C'est seulement au bout de deux minutes qu'il éteindra le chauffage, quand un usager, au milieu du bus, s'en plaindra. Si vous connaissez la ligne 13 du métro parisien : c'est pareil.

Mardi

Plusieurs bus se retrouvent les uns derrière les autres. Cependant, comme la veille, ils sont tous bondés. Il faut croire que c'est mon jour de chance : je trouve rapidement une place assise, à l'aller comme au retour. Une fois assis, on est comme préservé de la foule et du contact avec les peaux transpirantes de sueur.

Mercredi

Il me faut attendre dix minutes pour voir passer un bus. Je ne peux pas aller plus loin que la porte. Je me retrouve bloqué tout près de la vitre, à devoir descendre puis remonter à chaque arrêt pour laisser les gens (malheureusement trop peu) sortir. Pour le retour, j'ai compris la technique pour avoir une place assise : monter à l'arrière du bus, guetter ceux qui se lèvent aux Arènes (il y en a beaucoup) et se frayer un chemin jusqu'à la place.


Jeudi

La pluie tombe à verse. Beaucoup d'usagers ont dû prendre leur voiture : le bus est relativement vide. Je trouve une place assise rapidement. Le retour est plus corsé. Après cinq minutes d'attente, je vois arriver un bus... bondé. Seulement une personne en descend, une y monte... Ce n'est pas moi. Nous sommes quatre à rester à quai pour attendre le suivant.

Vendredi

L'aller se passe plutôt bien : je trouve une place dès ma montée dans le bus. Espérons que le retour soit de même...

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