Le festival Cinélatino rend hommage au Hollywood colombien

Le 29ème festival Cinélatino de Toulouse, qui s'est ouvert vendredi 17 mars, présente jusqu'au 26 mars une centaine de films d'Amérique latine, rend hommage cette année à "Caliwood", mouvement avant-gardiste colombien des années 1970.

Par M.M. (avec AFP)

Le plus grand rendez-vous latino d'Europe

Le rendez-vous latino, un des plus grands d'Europe, fera redécouvrir ce mouvement essentiel, qui tire son nom de Cali, ville du sud de la Colombie, à travers notamment des rétrospectives de Luis Ospina, rare survivant, et d'Oscar Campo. Luis Ospina et Ramiro Arbélaez sont de plus invités du festival. 

Sera également présentée une sélection de documentaires de l'émission de télévision "Rostros y rastros", qui se faisait une spécialité de montrer des portraits et des regards fins des transformations sociales de la ville.
Le festival ne se limitera cependant pas à la Colombie, afin de se faire "le reflet des contrastes et de la diversité" de l'ensemble du continent, a expliqué à l'AFP Eva Morsch, responsable de la programmation.

Mexique, Brésil et Chili au programme

Parmi les moments forts, le long-métrage "Hermia y Helena" de Matias Piñeiro retracera l'histoire d'une Argentine qui, après avoir émigré à New York, y retrouve des fragments de son passé.

Les femmes auront une place de choix, avec notamment la Mexicaine Claudia Sainte-Luce, qui présentera "La caja vacía", son deuxième film, l'histoire d'une femme qui doit recueillir un père qui l'a par le passé abandonnée.

Le film brésilien "Era o Hotel Cambridge", à cheval entre fiction et documentaire, retracera l'histoire d'un mouvement de femmes sans domicile fixe de Sao Paulo.

Le sort des indiens sera lui aussi évoqué, avec notamment le film chilien "Mala junta", première oeuvre de Claudia Huaiquimilla, sur les difficultés des Mapuches.
Le film dresse le portrait d'un ado rebelle obligé de se réfugier à la campagne où il fait la connaissance d'un garçon indigène victime de harcèlement de la part des autres élèves de sa classe.

Pour sa première participation à Cinelatino, la République dominicaine présentera "Carpinteros", sur la vie en prison dans le pays.

Toulouse, capitale "hispanisante" de France

Le festival Cinélatino a élu domicile à Toulouse, qui passe souvent pour la "capitale" hispanisante de France, après avoir accueilli des milliers de Républicains espagnols fuyant la venue au pouvoir de Franco en 1939.

Delphine Gérard et Jean-Yves Bascands, de France 3 Occitanie, ont rencontré Luis Ospina, le co-fondateur du mouvement Caliwood :

Le mouvement Caliwood à l'honneur du festival Cinélatino de Toulouse

 

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