Toulouse : dissimulé derrière une burqa, le tireur avait caché son arme dans une poussette

Les pompiers portant secours à l'un des blessés / © Th Bordas / MaxPPP
Les pompiers portant secours à l'un des blessés / © Th Bordas / MaxPPP

Selon les premiers éléments de l'enquête sur la fusillade mortelle de lundi soir à la Reynerie à Toulouse, c'est dans un landau que le tireur, dissimulé derrière une burqa, avait caché son arme pour se rapprocher de sa cible. 

Par Fabrice Valery

Tout de suite après la fusillade près de la place Abbal à la Reynerie, des habitants et les premiers policiers sur place ont retrouvé... un landau incendié au pied d'un immeuble ! "Le landeau brûlait au pied de mon immeuble, explique un témoin. On a d'abord cru à un feu d'appartement à cause de la fumée et puis une voisine a pris un seau d'eau pour éteindre le feu". 

Ce landeau, selon le procureur de la République et les témoignages recueillis sur place, a servi au tireur pour s'approcher de sa cible. Les enquêteurs sont désormais sur un scénario assez incroyable dans lequel l'arme automatique, de type kalashnikov qui a tué un homme et blessés 7 autres personnes auraient été caché à la place d'un bébé.

Fait marquant supplémentaire : pour s'approcher de sa victime, le tireur avait revêtu une burqa, un habit de femme, interdit en France.

Enfin, l'homme abattu a été poursuivi sur 200 mètres et achevé, ce qui selon le parquet établi "qu'il était la cible de l'action". Le tireur a ouvert le feu à une trentaine de reprises. 
Fusillade à la Reynerie
Un homme a été tué et six autres ont été blessés dont deux graves.

Les témoins faisaient état lundi soir de tireurs arrivés et partis sur des deux roues, moto ou scooter. Le commando aurait en effet pris la fuite sur de puissants deux roues. Mais le tireur se serait donc rapproché de sa cible, habillé en djellaba noire, poussant un landau. Sous les couvertures, pas de bébé mais l'arme qui a servi à ce crime.

La piste terroriste étant écartée, celle du règlement de compte, un de plus, est désormais privilégiée la victime étant très défavorablement connue des services de police. 

En 6 ans, une quinzaine de personnes a perdu la vie dans des fusillades et des règlements de compte à Toulouse.

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