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Jean-Luc Moudenc : “Pourquoi je vais quitter la présidence de l'UMP 31”

Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole / © MaxPPP
Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole / © MaxPPP

Le maire de Toulouse confirme à France 3 Midi-Pyrénées qu'il va quitter ses fonctions de président de l'UMP 31. Il met sur orbite pour lui succéder la députée et deuxième adjointe à la mairie Laurence Arribagé et souhaite "le retour de l'unité" au niveau national. 

Par Fabrice Valery

Jean-Luc Moudenc ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête de la fédération départementale de l'UMP de Haute-Garonne. Elu en 2010, à la suite d'une bataille homérique avec Christine de Veyrac, il avait ensuite annoncé durant la campagne des municipales 2014 qu'il quitterait la présidence de son parti s'il était élu maire. Confirmation dans une interview accordée à France 3 Midi-Pyrénées.

France 3 Midi-Pyrénées : Jean-Luc Moudenc, vous confirmez que vous ne serez pas de nouveau candidat à la présidence de l'UMP 31 ?
Jean-Luc Moudenc : Tout à fait. J'irai au bout de mon mandat mais je ne briguerai pas la présidence départementale début 2015. Cela n'est pas en adéquation avec ma conception du rôle de maire : je veux être le maire de tous les Toulousains, pas le chef d'un parti. Donc, je ne me représenterai pas.

Qui pour vous succéder ? Laurence Arribagé ?
Je n'ai pas le droit de désigner moi-même celui ou celle qui doit me succéder. Mais je prends le droit de donner mon simple avis. En quelques années, Laurence Arribagé a pris beaucoup de responsabilités politiques. Je pense que sa candidature serait normale, encore faut-il qu'elle soit d'accord et qu'elle ait le soutien d'autres membres de la direction. Son élection à la tête de l'UMP 31 permettrait d'avoir une vraie complémentarité enter l'équipe départementale et moi. 

Avec Laurence Arribagé, nous avons remis de l'ordre"


En 2010, la campagne interne entre vous et Christine de Veyrac avait été très cinglante et l'UMP 31 a mis du temps à s'en remettre. Cette fois tout s'annonce plus calme ?
Oui on est très loin de tout cela. C'est un autre monde je dirai. Nous avons réussi depuis 2010 avec Laurence Arribagé et d'autres à stabiliser les choses, à faire grandir le mouvement, à travailler de manière sereine et nous sommes arrivés à des victoires électorales. Nous avons remis de l'ordre. Ce qui a permis de préserver l'UMP 31 de la tourmente de 2012, avec la bataille Copé/Fillon. Il faut maintenant pérenniser tout cela.

Justement en 2012, vous aviez choisi de ne pas choisir, à titre personnel, entre Jean-François Copé et François Fillon. Qu'en sera-t-il cette année lors de la campagne pour la présidence de l'UMP ?
A l'époque j'ai même fait l'objet de moqueries. Mais au final, je ne regrette pas d'avoir fait partie des 40 parlementaires non-alignés. Cette fois, on ne connaît pour le moment que deux candidats, Bruno Lemaire et Hervé Mariton. Je me déterminerai lorsque nous aurons toutes les cartes en main.

Au niveau national, je suis favorable au retour de l'unité"


Vous êtes favorable au retour de Nicolas Sarkozy ?
Je suis favorable au retour de l'unité.

Mais le cas Sarkozy focalise tous les regards. Alors je vous repose la question : êtes vous favorable à son retour ?
Tout dépend du sens qu'il veut donner à sa candidature. C'est uniquement sur le fond que je me prononcerai. Je verrai si l'impératif d'unité dont je vous parle a plus de chances d'aboutir avec lui ou avec un autre.

Propos recueillis par Fabrice Valéry

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