La mairie de Toulouse condamnée à verser 4500 euros au club de foot des Izards

Le club de football des Izards a mis en justice la mairie de Toulouse. / © MAXPPP
Le club de football des Izards a mis en justice la mairie de Toulouse. / © MAXPPP

Le Tribunal administratif de Toulouse a condamné la mairie de la ville rose à verser 4500 euros à l'association sportive des Izards. Un montant qui correspond à une subvention votée par la conseil municipal mais non versée au club de foot. 

Par Cécile Frechinos

La mairie de Toulouse doit s'acquitter d'un chèque de 4500 euros à l'ordre de l'association sportive des Izards, suite à une décision du Tribunal Administratif de Toulouse en date du 26 septembre 2017.
Un montant qui correspondant à la subvention votée par le conseil municipal de la mairie de Toulouse le 9 mars 2017, mais que le club de football n'a jamais perçue depuis.

Malgré de nombreuses relances, la municipalité a toujours refusé de verser cette subvention. "Chaque année la mairie verse les subventions quelques semaines après le vote des budgets en mars. En 2017, nous sommes arrivés à l'été sans avoir touché le moindre centime. Devant les difficultés financières que nous rencontrions nous avons décidé de saisir la justice", explique Frédéric Mercadal président de l'association sportive des Izards. 
Le Tribunal administratif de Toulouse a donc donné raison au club de sport, et condamne la mairie à verser la somme promise. 
Le Capitole ne fera pas appel de cette décision et se refuse à tout commentaire dans cette affaires.

Climat tendu entre la mairie et le club de foot 

Entre la mairie de Toulouse et le club de foot des Izards, le climat n'est vraiment pas au beau fixe. Car cette action en justice n'est pas leur seul désaccord. L'association sportive regrette que les crédits qui lui sont alloués ont diminué de deux tiers. " L'an passé nous avions 15 000 euros de subventions. Pourquoi nous retire-t-on un tiers de cette somme ? Nous ne faisons pas que du foot, nous avons dans le quartier une action de prévention de la radicalisation", se désole Frédéric Mercadal, qui a autrefois entraîné Mohamed Merah.  

De son côté, Laurence Arribagé, adjointe au sport au Capitole, indique avoir reçu des menaces qu'elle estime être liées à ce dossier. Elle a décidé de porter plainte au pénal. 

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