Meurtre au Mirail à Toulouse : la piste du règlement de compte privilégiée

La place de Milan à Toulouse dans le quartier du Mirail / © Maxence Regnault / France 3 Midi-Pyrénées
La place de Milan à Toulouse dans le quartier du Mirail / © Maxence Regnault / France 3 Midi-Pyrénées

Un homme est décédé dans le quartier du Mirail après avoir été victime de coup de feu. Les faits se sont déroulés en début de soirée vendredi dans un bar de la place du Milan. Un meurtre qui pourrait être lié à l'exécution de Beauzelle de jeudi dernier. Le prucureur craint une "radicalisation"

Par Véronique Haudebourg

Un homme a été tué par balle, dans le quartier du Mirail à Toulouse vendredi en début de soirée. La victime se trouvait dans un bar à chicha de la place de Milan quand deux hommes sont arrivés en scooter sur les lieux. L'un d'eux est entré et a ouvert le feu sur la victime. 8 coups au total. Six balles ont atteint l'homme de 24 ans.  L'auteur des coups de feu  a ensuite pris la fuite en scooter avec son complice en direction des Izards.

Un probable règlement de compte sur fond de trafic de drogue

"On est clairement sur une piste de règlement de comptes", selon une source policière. Rapidement pris en charge par les secours, la victime  a été transférée à l'hôpital de Rangueil où elle est décédée dans la soirée. L'homme de 24 ans était bien connu des services de police et était un proche de la pizzeria Le Milano, au coeur de la série de fusillades de la fin 2013-début 2014 à Toulouse. Il aurait eu des liens avec Walid Larbi-Rey, abattu jeudi à Beauzelle. Ce Toulousain, lui aussi connu de la police était réputé pour être impliqué dans des trafics de drogue. 

L'enquête a été confiée à la police judiciaire.  "On pense évidemment à un match retour mais rien ne le prouve", a précisé samedi la police, évoquant la difficulté d'une enquête dans ce quartier sensible du Mirail où "personne ne se présente spontanément" à la police. 
Nouveau meurtre au Mirail


"La radicalisation est en cours"

C'est le deuxième règlement de comptes mortel en 48 heures. Il fait craindre au procureur de la République Michel Valet une "radicalisation" à la marseillaise. "Si on prend la série d'événements que nous venons d'évoquer, nous n'avons rien à envier à Marseille. Je pense que la situation est en effet très grave"  a-t-il déclaré.

Il s'agit de la quatrième mort brutale depuis décembre à Toulouse dans d'apparentes exécutions faisant penser à une guerre entre bandes rivales. "En moins de neuf mois, nous avons eu quatre assassinats et deux tentatives avec des modes opératoires relativement similaires. La question des liens entre ces différents faits se pose", a ajouté M. Valet, se disant "très préoccupé".

Pour "arrêter l'engrenage", le procureur a lancé un appel à témoins, appelant à mettre fin à la "dérive" dans une ville jusqu'alors peu habituée à un tel enchaînement de meurtres. En la matière, Toulouse reste toutefois loin de Marseille où une quinzaine de règlements de comptes mortels ont été perpétrés depuis début janvier.

Sur le même sujet

Tarn : retour à la semaine des quatre jours dans les écoles de Castres

Près de chez vous

Les + Lus