Sanctionné de relégation, l'UJS Toulouse Futsal dénonce une injustice

© UJS Toulouse
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Le club de futsal toulousain, en tête de sa poule en deuxième division, vient de se voir notifier une rétrogradation administrative. Le club dénonce une injustice et fournit des explications. 

Par Fabrice Valery

Aux portes de la première division (où évolue déjà le voisin Bruguières), le petit club toulousain UJS Futsal vient de prendre un grand coup sur la tête. 

Le club, présidé par Ahmed Chouki, s'est vu, au terme d'une enquête diligentée par la Fédération Française de Football, sanctionné d'une rétrogradation d'une division : en d'autres termes, si le club venait à obtenir sur le plan sportif à la fin de la saison son accession à la Division 1, il serait condamné à rester en D2 ; si cette montée n'est pas acquise sur le terrain, le club toulousain descendra en Division d'Honneur. L'UJS Toulouse est actuellement en tête de la poule B de Division 2 de futsal. 

Toulouse conteste les reproches qui lui sont faits. Dans deux domaines : le nombre d'arbitres fournis par le club et le nombre de joueurs mutés qui ont porté le maillot du club cette saison. 

Sur ce dernier point, le club indique avoir demandé une exemption de mutation pour son jeune et performant gardien espagnol, Carlos Gonsalez dit "Cebo", parc qu'il est arrivé à l'intersaison d'un club espagnol qui fusionnait avec un autre club. L'UJS Toulouse reconnaît donc avoir joué 7 matchs cette saison avec 4 joueurs mutés (ce qui n'est pas permis) mais fait remarquer que dans ce cas le club a ramené 17 points alors que lors des 7 matchs joués avec 3 joueurs mutés (ce qui est légal) le club a remporté 18 points. "Ça prouve que nous sommes plus performants avec 3 mutés qu'avec 4 et que nous n'avons pas essayé de tricher" explique Ahmed Chouki.

C'est comme si on sanctionnait un club de ping-pong parce qu'il n'a pas d'arbitre pour le tennis !


D'autre part, il est reproché à l'UJS de ne pas avoir fourni d'arbitres. Mais le club conteste en indiquant qu'il a deux arbitres dont un ne souhaite arbitrer qu'en futsal et pas en foot à 11. "Un règlement de 2008 pris par la Ligue Midi-Pyrénées de football, précise le président du club, indique qu'un arbitre de futsal ne peut pas couvrir son club s'il n'arbitre pas en foot à onze. Mais nous sommes un club qui ne fait que du futsal : c'est comme si on sanctionnait un club de ping-pong parce qu'il n'a pas d'arbitre pour le tennis !".

Face à ce qu'il nomme des injustices, le club toulousain a publié une longue vidéo sur Facebook pour expliquer dans le détail son positionnement et fournir des explications :

L'UJS s'est rapproché de deux avocats, l'un spécialisé dans le sport l'autre dans la procédure administrative, et se réserve le droit de poursuivre en justice cette décision de la FFF. 

Le Futsal, contraction du foot en salle, est une discipline ancienne mais qui a pris son essor ces dernières années. Elle se joue en salle sur des terrains équivalents à ceux du handball avec 4 joueurs de champ et un gardien de but. C'est une discipline très spectaculaire qui se développe notamment chez les jeunes. En France, les championnats nationaux sont affiliés à la Fédération Française de Football. 

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