Suppression du péage de L'Union : l'Etat dit non

"Le coût du rachat serait intégralement à la charge des collectivités locales", explique Alain Vidalies.  / © MaxPPP
"Le coût du rachat serait intégralement à la charge des collectivités locales", explique Alain Vidalies. / © MaxPPP

Dans un courrier adressé à Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, le secrétaire d'Etat en charge des transports Alain Vidalies explique que l'Etat n'interviendra pas dans le rachat de la concession du péage de L'Union, dont le coût est estimé entre 80 et 100 millions d'euros. 

Par Marie Martin

En février 2016, les élus de Toulouse Métropole avaient officiellement demandé à l'Etat de renégocier sa concession avec Vinci Autoroutes afin que le péage de L'Union soit supprimé.
Depuis plusieurs années déjà, les élus du nord-est toulousain s'insurgent contre ce péage, l'un des plus chers de France, dont le coût est de 0,5 euro pour 1,2 km.

Las, le secrétaire d'Etat en charge des transports Alain Vidalies a adressé une fin de non-recevoir à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métrople.
Pour Alain Vidalies, le calcul est simple. La suppression de ce péage passe par le rachat de la concession à Vinci Autoroutes. Or cette concession court jusqu'en 2036.
Le rachat des recettes de péage restant à percevoir par le concessionnaire pour l'ensemble des usagers payant actuellement pour emprunter ce tronçon coûterait entre 80 et 100 millions d'euros, selon les calculs effectués par les services du ministère.

"S'il n'est pas opposé à ce principe, l'État n'intervient pas dans ce type d'opération dont le coût serait intégralement à la charge des collectivités locales et des éventuels acteurs économiques intéressés", poursuit Alain Vidalies.

La balle est donc dans le camp desdites collectivités...

A lire aussi

Sur le même sujet

Figueres (Espagne) : le corps de Dali exhumé 28 ans après sa mort pour des tests ADN

Près de chez vous

Les + Lus