Le Toulousain Bernard Maris raconté par sa fille

"Prends le temps de penser à moi" (Grasset) est un livre émouvant, à la fois triste et joyeux. / © Franceinfo
"Prends le temps de penser à moi" (Grasset) est un livre émouvant, à la fois triste et joyeux. / © Franceinfo

Deux ans après l'attentat à Charlie Hebdo, qui a fait onze morts, Gabrielle Maris Victorin publie un livre sur son père, Bernard Maris, Toulousain, économiste, chroniqueur et victime des frères Kouachi, ce 7 janvier 2015. Elle est l'invitée du JT de France 3 Midi-Pyrénées, ce dimanche, à 19 heures.

Par Marie Martin (avec AFP)

"Dans mon esprit mon père vit..." La fille de l'économiste Bernard Maris, Gabrielle Maris Victorin, ressuscite la figure de son père, assassiné le 7 janvier
2015 à Charlie Hebdo par les frères Kouachi.

"Prends le temps de penser à moi" (Grasset) est un livre émouvant, à la fois triste (quand Gabrielle se souvient de la journée du 7 janvier) et joyeux (quand elle évoque les jours heureux, les jeux ou les vacances avec son père). Il peut se lire comme une lettre d'amour d'une enfant à son père disparu.

On découvre un Bernard Maris inconnu, enfant "gentil, doux, rêveur et sage", qui "n'a jamais aimé les bagarres". Gabrielle Maris Victorin se souvient du "rire contagieux" de son père, de son manteau "au cuir épais" qu'elle n'aimait pas tellement mais qu'elle ramène "dans son foyer", serré contre son coeur, quand elle le récupérera au commissariat quelques jours après l'attentat.

Bernard Maris, bien connu des auditeurs de France Inter et des lecteurs de Charlie Hebdo, le journal satirique dans lequel il signait "Oncle Bernard", est né à Toulouse, en 1946. 
Il a été élève au lycée Pierre-de-Fermat puis diplômé de Sciences Po Toulouse en 1968. Docteur en sciences économiques à l'université de Toulouse, il est devenu professeur des universités, exerçant à Sciences Po Toulouse, avant de partir enseigner à Paris et aux Etats-Unis notamment. 

Très apprécié de ses collègues toulousains, très attaché à sa terre natale, Bernard Maris a été inhumé le 15 janvier 2015, à Montgiscard, en Haute-Garonne, d'où il était originaire. 

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