Toulouse : la 9ème édition du festival MAP se poursuit jusqu'au 30 juin

Le festival présente 18 expositions gratuites. / © Eric Cabanis/AFP
Le festival présente 18 expositions gratuites. / © Eric Cabanis/AFP

Entamée le 1er juin, la 9e édition du festival MAP, qui mêle grands noms et jeunes talents en soignant particulièrement la scénographie, se poursuit jusqu'au 30 juin dans divers lieux à Toulouse mais aussi dans la ville voisine de Saint-Bertrand-de-Comminges.

Par M.M. (avec AFP)

Les 18 expositions sont gratuites mais "les photographes sont payés en droits d'auteur et nous produisons les expositions. C'est notre combat et nous sommes un des rares festivals de photographie en France à le faire", assure le photoreporter Ulrich Lebeuf, directeur artistique du festival.

La famille dans tous ses états

Famille de "loubards" ou famille traditionnelle rassemblée pour un repas de fête: le festival de photo MAP de Toulouse explore jusqu'au 30 juin la diversité des histoires familiales à l'heure de l'ultra-individualisme des sociétés contemporaines.
"J'ai une grande passion pour les albums de famille qui sont voués à disparaître avec l'ère du numérique", explique le directeur artistique du festival, le photoreporter Ulrich Lebeuf.
"La première vocation de la photo, c'est la famille, c'est d'aller chez le photographe, c'est la mémoire familiale", insiste-t-il. Et cet aspect est primordial "dans nos sociétés actuelles, avec ce repli énorme sur l'individu".

Considéré comme un des plus grands photoreporters français, grâce notamment à ses reportages de guerre et sur les gangs, Yan Morvan présente une série nostalgique sur la famille des "blousons noirs" de la banlieue parisienne dans les années 70.

Autre famille, autre lieu, Mickaël Zermati a suivi des seniors qui se retrouvent chaque mercredi dans un dancing rétro toulousain, La Roseraie, depuis plus de 20 ans.

Sylvie Meunier collecte pour sa part des images d'amateurs de réunions familiales, du petit dernier aux grands-parents, qu'elle met en scène avec une illustration sonore.

Photographie vernaculaire toujours avec la série "Sabotage familial" de Manon Weiser. Elle trouve en 2011 dans une brocante une malle remplie de photos d'une seule et même famille et ne comprend pas comment on peut se débarrasser d'un tel héritage. Elle détourne alors avec colère ou humour les photos en faisant oeuvre de plasticienne.

Famille migrante aussi avec le célèbre photoreporter Olivier Jobard et sa série "Tu seras Suédoise ma fille": il a suivi le long périple d'une famille syrienne à travers 10 pays, de la Grèce en Suède.

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