Toulouse : mobilisation pour la régularisation de Jean, aide-soignant sénégalais sans papier

La mobilisation devant la préfecture, le 24 novembre dernier, lors du deuxième rassemblement de soutien à Jean Manga / © Geneviève Genevrier
La mobilisation devant la préfecture, le 24 novembre dernier, lors du deuxième rassemblement de soutien à Jean Manga / © Geneviève Genevrier

Un collectif d'associations et d'amis de Jean Manga, un aide-soignant sénégalais, menacé d'expulsion en raison de son divorce, appelle lundi après-midi pour la 3è fois à un rassemblement devant la préfecture de la Haute-Garonne. Une pétition en sa faveur a recueilli près de 50.000 signatures.

Par VA.

Un collectif d'associations et d'amis de Jean Manga appelle ce lundi à 17 heures à un nouveau rassemblement devant la préfecture de la Haute-Garonne pour demander la régularisation de cet aide-soigant sénégalais, arrivé légalement en France en 2011 avec son épouse française infirmière.

Depuis son arrivée en France à l'âge de 30 ans, par le biais du regroupement familial, Jean Manga, ancien ergothérapeute au Sénégal, a décroché dans l'agglomération toulousaine un CDI d'aide-soignant dans une maison de retraite. Il participe par ailleurs à la vie associative, chante dans une chorale, bref, il tisse des liens forts en Haute-Garonne, où il s'intègre parfaitement.

Mais en 2013, Jean divorce. Du coup, son autorisation de séjour n’est pas renouvelée. Il perd donc son emploi. Son employeur, qui reconnaît son professionnalisme, s’engage toutefois à le réembaucher dès la régularisation de sa situation administrative.

Le 7 octobre 2016, suite à une convocation à la préfecture pour y retirer la réponse à sa demande d'autorisation de séjour déposée en novembre 2015, Jean Manga se voit notifier une obligation à quitter le territoire français avec assignation à résidence et confiscation du passeport.

Pour ses nombreux soutiens, la décision est incompréhensible car sa situation correspond aux critères ministériels pour une régularisation par le travail. Ils évoquent également un état de santé nécessitant des soins dont Jean Manga ne pourrait pas bénéficier au Sénégal.

Malgré tout, le 11 octobre, l'aide-soignant sans papier comparait devant le tribunal Administratif. Lequel donne raison à la préfecture. 

Depuis, il est sous le coup d'une expulsion. Alors, ses anciens collègues et ses amis se mobilisent pour qu'il obtienne enfin un titre de séjour en tant que salarié. Outre ce troisième rassemblement organisé lundi après-midi, ils ont lancé une pétition qui n'a pas recueilli moins de 49.927 signatures. Et lors d'un premier rassemblement devant la préfecture, la directrice de l’Ehpad qui employait Jean Manga, était venue faire une promesse de le réembaucher en CDI dès le renouvellement de son autorisation de séjour.

Sans pour l'heure d'effet sur les services de l'Etat. "Nous sommes face à une des préfectures les plus dures de France concernant les régularisations", déplore un des soutiens de Jean Manga. 
Mobilisation pour Jean, travailleur sans papier
Pour la 3è fois, un rassemblement de collègues, d'amis et d'associations qui réclament la régularisation de Jean Manga, un aide-soignant sénégalais, menacé d'expulsion en raison de son divorce, s'est tenu devant la préfecture de la Haute-Garonne. Une pétition en sa faveur a recueilli près de 50.000 signatures. L'interview de Francis Rodriguez, du collecti "Migrants" de la CGT


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