Val Tolosa près de Toulouse : les opposants au centre commercial bloquent le site jour et nuit

Une trentaine d'opposants au projet de centre commercial de Val Tolosa bloquait, ce mardi matin, les accès au chantier. Ils envisagent d'y rester jour et nuit d'ici l'examen de leur référé. / © Stéphane Compan / France 3 Occitanie
Une trentaine d'opposants au projet de centre commercial de Val Tolosa bloquait, ce mardi matin, les accès au chantier. Ils envisagent d'y rester jour et nuit d'ici l'examen de leur référé. / © Stéphane Compan / France 3 Occitanie

Les opposants au projet du centre commercial de Val Tolosa, près de Toulouse, ont passé la nuit de lundi à mardi sur place. Ils sont déterminés à y rester jusqu'à ce que la justice aura examiné leur référé.

Par Aubin Laratte

"On va rester jusqu'à ce que la justice examine notre référé pour éviter le début des travaux." Patrick Gaborit, coprésident du collectif "Non à Val Tolosa", est mobilisé. Ce mardi matin, ils sont une trentaine à bloquer les deux accès du projet de centre commercial. Arrivés lundi matin, les opposants y ont passé la nuit.

"On juge illégal le nouvel arrêté du préfet", explique à France 3 Patrick Gaborit. Les opposants auraient fait sortir plusieurs engins de chantier de la zone et empêché d'autres d'y entrer. "Les travaux ne peuvent pas continuer, expose Patrick Gaborit. Ce qu'on remarque, c'est que les engins vont plus vite que la justice."

Une audience pas avant une dizaine de jours


"Nous n'avons qu'un seul but : c'est de faire respecter le statu quo jusqu'à l'audience du référé", précise à France 3 Pascal Barbier, aussi coprésident du collectif "Non à Val Tolosa". Cette audience ne devrait pas intervenir d'ici une dizaine de jours. D'ici là, les opposants sont bien déterminés à rester sur place jour et nuit.

"Déjà, ce matin, on a pu repérer des ouvriers qui étaient allés cacher un gros engin à proximité du site, révèle Pascal Barbier. Il y a une volontée de passage en force que l'on refuse."

Le promoteur voulait commencer les travaux dès cet été. Des ambitions rincées par le tribunal administratif de Bordeaux qui avait prononcé l'annulation de la dérogation accordée par la Préfecture pour destruction d'espèces naturelles. Le préfect d'Occitanie n'avait pas tardé à prendre, quelques jours après, un nouvel arrêté de dérogation relatif aux espèces protégées.

Sur le même sujet

Coupe du monde rugby à XIII fauteuil : en entraînement avec l'équipe de France

Près de chez vous

Les + Lus