Eau libre : après le cauchemar à Rio, Aurélie Muller (encore) sur le toit du monde à Budapest

La nageuse française Aurélie Muller après sa victoire dans l'épreuve du 10 kilomètres en eau libre aux championnats du monde de natation, à Balatonfüred, en Hongrie - 16 juillet 2017 / © ATTILA KISBENEDEK / AFP
La nageuse française Aurélie Muller après sa victoire dans l'épreuve du 10 kilomètres en eau libre aux championnats du monde de natation, à Balatonfüred, en Hongrie - 16 juillet 2017 / © ATTILA KISBENEDEK / AFP

Ses larmes ont changé de saveur. Amères à Rio l'été dernier, elles sont remplies de joie au bord du lac Balaton, en Hongrie, ce dimanche. Un an après sa désillusion aux JO, Aurélie Muller, entraînée par Philippe Lucas à Narbonne, a conservé sa couronne de championne du monde du 10 km en eau libre.

Par Z.S. avec AFP

Aurélie Muller a conservé avec panache sa couronne de championne du monde du 10 km en eau libre, un an après sa désillusion aux JO de Rio.

Un jour après Olivier, Muller décroche l'or


L'émotion n'a pas manqué de gagner son entourage. Le patron de l'eau libre française, Stéphane Lecat, n'a cette fois pas pu la retenir, lui qui avait accueilli la veille l'or de Marc-Antoine Olivier dans le 5 km avec une joie volontairement rentrée.

Même Philippe Lucas est touché


Même Philippe Lucas, son entraîneur à Narbonne depuis deux ans et demi, qui se voulait impassible pendant les derniers instants de la course, bras croisés et regard droit devant, dissimulé sous des lunettes de soleil, a paru touché.

"L'histoire est belle"


"Je suis super contente, vraiment. Revenir après ce qui s'est passé à Rio, l'émotion monte là... Je suis juste fière de moi. L'histoire est belle", a-t-elle lâché la voix tremblante, à peine sortie de l'eau. "Ca représente une reconstruction pour une athlète qui a vécu ce qu'elle a vécu, des émotions partagées, des bonnes, des mauvaises, des doutes, a décrit Lecat, les yeux lui aussi embués de larmes. Franchement, je n'en reviens pas de ce qui s'est passé cette année, après Rio..."

"Je suis sur la bonne voie"


"Il reste encore trois années jusqu'à Tokyo (où auront lieu les JO-2020, ndlr), c'était mon point de départ, même s'il y a eu Santa Fe. Ca confirme que je suis sur la bonne voie", a expliqué Muller. A la victoire, la Française a ajouté le panache pour conserver sa couronne dans la seule distance olympique de l'eau libre, puisqu'elle a mené le peloton durant la quasi-intégralité de la course, un exploit dans cette discipline.

A lire aussi

Sur le même sujet

Pyrénées Orientales : La Poste a-t-elle abandonné les Garrotxes ?

Près de chez vous

Les + Lus