Entraîné par Philippe Lucas, Marc-Antoine Olivier champion du monde du 5km en eau libre à Budapest

Marc-Antoine Olivier, lors des Jeux Olympiques de Rio - août 2016 / © Stephane Kempinaire / DPPI Media / DPPI
Marc-Antoine Olivier, lors des Jeux Olympiques de Rio - août 2016 / © Stephane Kempinaire / DPPI Media / DPPI

A 21 ans seulement, Marc-Antoine Olivier est devenu champion du monde du 5 km en eau libre, dans les eaux du lac Balaton de Budapest, en Hongrie, ce samedi. Une victoire qui fait le bonheur des Bleus et de Philippe Lucas, son entraîneur, qui débarque à Montpellier à la rentrée.

Par Z.S. avec AFP

Après le bronze aux jeux Olympiques de Rio, Marc-Antoine Olivier est devenu champion du monde du 5km en eau libre à Budapest.

Olivier champion du monde du 5km en eau libre


La fusée Olivier a ajouté un nouvel étage à sa progression éclair : sixième du 10 km dès ses premiers Championnats du monde, à Kazan (Russie) en 2015, sept mois après avoir rejoint Philippe Lucas à Narbonne (l'entraîneur star qui va débarquer à Montpellier le 4 septembre prochain), médaillé de bronze européen puis olympique en 2016, toujours sur 10 km, voilà déjà le surdoué de l'eau libre sur la plus haute marche du podium mondial. Sur 5 km cette fois.


"Il est exceptionnel"


"Il est exceptionnel, c'est un athlète hors norme, travailleur", décrit le patron de l'eau libre tricolore, Stéphane Lecat. Il avait fait des trucs incroyables pendant la préparation, on savait qu'il était bien." Ce grand blond élancé (1,88 m pour 74 kg) offre à l'eau libre française le deuxième titre mondial de son histoire après celui conquis par Aurélie Muller dans le 10 km il y a deux ans.

Podium européen


"Marco" - c'est ainsi que tout le monde l'appelle - s'est imposé au sprint en 54 min 31 sec 4/10 devant l'Italien Mario Sanzullo (54:32.10) et le Britannique Timothy Shuttleworth (54:42.10). S'il a occupé les avant-postes tout au long de la course, tout n'a pourtant pas été facile pour le Nordiste (il est né à Denain). "Je voulais partir aux 3000 mètres mais je n'étais pas bien. J'ai essayé dans le deuxième tour (le parcours était composé de deux boucles de 2,5 km) mais je n'arrivais pas à relancer, explique-t-il. Heureusement, c'est revenu vers les 800 derniers mètres, j'ai réussi à reprendre la tête de la course et à finir devant, c'est extraordinaire."

5 km ? "Ça devient limite un sprint"


"Cinq kilomètres maintenant, ça devient limite un sprint, souligne-t-il. C'était vraiment une course très serrée et très dure." Belle performance également de l'autre Français engagé dans ce 5 km, le jeune Logan Fontaine, 18 ans, longtemps en course pour une médaille et finalement huitième (54:47.90) de sa première course en Championnats du monde. A quelques jours du rendez-vous hongrois, Olivier n'avait pas caché ses ambitions : au moins un titre en individuel et celui du relais 5 km par équipes mixtes. Le voilà à mi-chemin.

Olivier peut rêver d'un magnifique triplé


En lice encore mardi dans le 10 km - seule distance olympique - puis jeudi dans le relais, il peut désormais, pourquoi pas, rêver d'un triplé. En tout cas, sa médaille d'or obtenue dès la première course dans les eaux du lac Balaton lance idéalement une équipe de France pleine d'ambitions. A écouter Lecat, on comprend vite que les projets des Bleus sont encore plus grands et qu'il n'est pas question de céder à l'euphorie. "C'est un début rêvé bien sûr", reconnaît-il. "Mais le travail n'est pas terminé. On exprimera nos émotions à la fin", insiste-t-il.
Dès dimanche, place au 10 km dames. Au départ, Muller, tenante du titre, et la toute jeune Océane Cassignol (17 ans). "Je pense qu'on va encore avoir de belles surprises", anticipe Olivier. Parole de camarade d'entraînement.

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