Pl@ntnet : le “shazam” des plantes créé par des chercheurs montpelliérains cartonne

En envoyant la photo d'une fleur à pl@ntnet, l'utilisateur connaît son nom en quelques secondes (Ici un liseron). / © F3 LR Sylvie Bonnet
En envoyant la photo d'une fleur à pl@ntnet, l'utilisateur connaît son nom en quelques secondes (Ici un liseron). / © F3 LR Sylvie Bonnet

Elle a été téléchargée plus de 2 millions de fois sur smartphone. L'application pl@ntnet de reconnaissance des plantes sauvages, mise au point par des chercheurs montpelliérains, est plébiscitée. Chaque jour,15.000 utilisateurs identifient des plantes en soumettant leurs photos à l'application.

Par Sylvie Bonnet


Pour ceux qui différencient à peine un coquelicot d'une pensée, comme pour ceux qui sont toujours curieux d'identifier chaque plantouille rencontrée lors d'une balade, c'est une véritable révolution botanique. L'application pl@ntnet, c'est le "shazam" des plantes. Dixit le très sérieux magazine Science et Avenir.

Téléchargeable sur les téléphones mobiles, l'application séduit en effet un nombre croissant de botanistes en herbe. Un chiffre clef:  2 311 283 téléchargements (Android + IOS) depuis le début de l'année 2013 jusqu'à aujourd'hui.

Comment ça marche?


Le principe est très simple. Pour connaître le nom d'une plante, vous la photographiez et envoyez la requête à pl@ntnet en cliquant sur la loupe. En quelques secondes, le nom de la plante et les autres photos associées s'affichent. Pour affiner la recherche ou en cas de doute entre deux plantes, vous pouvez envoyer plusieurs photos en distinguant la fleur et la feuille, voire le fruit. Et la réponse sera plus fiable.

Une création montpelliéraine...


L'application est le fruit d'un projet de recherche initié en 2009 dans le cadre d'un consortium impliquant le Cirad, l'Inra, l'Inria et l'ird, en collaboration avec l'association Tela Botanica, et soutenu par Agropolis Fondation.
L'Unité Mixte de Recherche (UMR) "botAnique et bioinforMatique de l'Architecture des Plantes" (AMAP) associe plus de 70 agents permanents de plusieurs organismes (Cirad-Cnrs-Inra-Ird-Université Montpellier 2).

...pour une application mondiale


Cette initiative se poursuit aujourd'hui à travers l'initiative "Floris'Tic", portée par Agropolis Fondation et soutenue par le Programme Investissement d'Avenir. 
Les téléchargements français représentent aujourd'hui moins de la moitié des téléchargements locaux. Mais parmi les 14.779 utilisateurs quotidiens, la France arrive encore en tête, avec l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Arrivent ensuite les Etats-Unis, le Canada et le Brésil.

Quant aux plantes répertoriées, elles dépassent désormais largement la flore méditerranéenne.

Les projets actuellement accessibles au grand public recouvrent maintenant 4 zones :

  •   Europe de l'Ouest (initié en 2013)
  •   Océan indien (initié en 201 en 2015 en partenariat Réunion, Maurice)
  •   Amérique du Sud (initié en 2015 collaboration avec la Guyane)
  •   Afrique du Nord (initié en 2016)
Le déploiement à l'Ile Maurice a eu lieu ce printemps.


Une application participative


De nombreux utilisateurs de pl@ntnet sont de simples "consommateurs" d'informations. Mais chacun peut se transformer en contributeur, en s'inscrivant puis en envoyant à son tour ses photos de plantes identifiées au site. Et les botanistes en herbe sont nombreux à se prendre au jeu.
Les contributeurs de pl@ntnet envoient des photos du monde entier. / © Sylvie BONNET
Les contributeurs de pl@ntnet envoient des photos du monde entier. / © Sylvie BONNET


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