Montpellier : Le MHR furieux contre les décisions de la ligue nationale de rugby

Le match MHR - Racing 92 a laissé des traces / © PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/ MAXPPP
Le match MHR - Racing 92 a laissé des traces / © PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/ MAXPPP

Le club héraultais devra délocaliser son premier match de la saison à domicile à plus de 75 km de l'Altrad Stadium pour avoir eu "l'intention de provoquer la haine ou la violence" lors du match contre le Racing 92 le 20 mai. Pour le MHR, trop, c'est trop !

Par Olivier Le Creurer

Montpellier a été sanctionné dans le cadre de cette rencontre, en raison des banderoles hostiles au Racing 92 et à la LNR déployées dans l'Altrad Stadium.
Jugé responsable de "l'utilisation de moyens d'amplification visuelle dans l'intention de provoquer la haine ou la violence ou de favoriser l'excitation du public", le MHR devra s'acquitter d'une amende de 70.000 euros.

La volonté de la LNR et de son Président de le mettre au ban

Le club héraultais devra délocaliser son premier match de la saison à domicile à plus de 75 km de l'Altrad Stadium, conséquence de la révocation du sursis d'une précédente sanction début 2015. "Le caractère manifestement disproportionné de la sanction interpelle le MHR (Montpellier Hérault Rugby) quant à la volonté de la LNR et de son Président de le mettre au ban", a réagi le club dans un communiqué, quelques heures après l'annonce de la sanction.


Aucune banderole n’avait un caractère diffamatoire ou insultant

"Aucune banderole n’avait un caractère diffamatoire ou insultant. Le public de l’Altrad Stadium n’a pas été excité par la présence de ces banderoles. Aucun incident n’a d’ailleurs été signalé avant, pendant et après, tant à l’occasion du match reporté contre le Racing le 22 avril, que lors du barrage du 20 mai. Affirmer le contraire est un mensonge de plus dans une saison qui aura démontré les limites de la gouvernance actuelle de la LNR."


Le caractère manifestement disproportionné de la sanction interpelle le MHR quant à la volonté de la LNR et de son Président de le mettre au ban

Et le club de conclure dans son communiqué: "Le caractère manifestement disproportionné de la sanction interpelle le MHR quant à la volonté de la LNR et de son Président de le mettre au ban."

La ligue nationale de rugby a réagi au communiqué du MHR: "La suspension du terrain est la conséquence mécanique de la révocation du sursis, dans le respect du délai de 3 ans, prononcé à l’encontre du Montpellier Hérault Rugby par la Commission de discipline et des règlements lors d’une précédente décision, du 18 février 2015, également relative à un incident de sécurité (« Incidents survenus dans l’enceinte de jeu » en raison des projectiles lancés sur le terrain en direction d’un joueur et des officiels de match au cours de la rencontre). Contrairement à ce qui est écrit dans le communiqué du MHR, la commission de discipline n’a donc pas sanctionné d’un match de suspension le MHR au motif de « utilisation de moyens d’amplification visuelle dans l’intention de provoquer la haine ou la violence ou de favoriser l’excitation du public ».

Du Plessis suspendu 6 match


D'autant que Jannie Du Plessis vient d’être suspendu pour 6 matchs pour avoir frappé un adversaire à la main lors de ce même match contre le Racing. Là aussi, le MHR s'insurge: " alors même que ce dernier lui accrochait irrégulièrement la jambe et l’empêchait de se déplacer pour défendre sa ligne d’en-but. Lors d’une récente bagarre où des coups de poings ont pourtant été échangés, les joueurs impliqués ont été respectivement suspendus de 3 et 2 matchs."


15 semaines de suspension pour Labit

Le MHR et le Racing 92 s'était déjà rencontré le 22 avril et la tension était déjà monté d'un cran. . L'entraîneur des arrières du club parisien Laurent Labit est suspendu 15 semaines pour ses propos tenus lors de cette rencontre à Montpellier, qui a de son côté écopé d'un match de suspension de terrain, a annoncé jeudi la Ligue.

Après la déroute de son équipe (3-54), l'entraîneur francilien avait lâché en conférence de presse: "On sait tout ce que le président de Montpellier a entrepris. Il a acheté la Fédération, le maillot en particulier, et une partie de la presse. Il a acheté 30.000 Midi-Olympique le jour où son nom était pour la première fois sur le maillot."

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