Bosch : malgré le recul du diesel, pas d'inquiétude immédiate pour le site d'Onet-le-Château (12)

L'entreprise Bosch à Onet-le-Chateau / © MaxPPP
L'entreprise Bosch à Onet-le-Chateau / © MaxPPP

Le site Bosch d'Onet-le-Château (12) qui fabrique des composants pour les moteurs diesel et qui est directement concerné par la chute du marché de ces moteurs n'est pas menacé "à court terme", pour le président de Bosch France. 

Par LB avec AFP

Depuis plusieurs mois, l'inquiétude grandit sur le site Bosch d'Onet-le-Château, dans l'Aveyron. Ce site qui emploie 1 600 personnes et fabrique des injecteurs de moteurs diesel est directement concerné par la baisse des ventes de ces moteurs. Pour autant, le président de Bosch France, Heiko Carrie, indique ce mardi ne pas avoir d'inquiétude pour le site. 

La recours à l'interim réduit

Pour Heiko Carrie, la France, où le groupe compte 7 700 salariés est "très importante" comme "base de fabrication" et dans la recherche et le développement. Interrogé sur la situation du site d'Onet-le-Chateau, près de Rodez, il a indiqué avoir réduit "significativement" la part des emplois intérimaires, compte tenu de la chute du marché des véhicules diesel, tout en indiquant "à court terme, je ne vois pas de souci pour le site".
Le site a aujourd'hui "un taux de charge important", notamment parce qu'il exporte une part de sa production, selon le groupe. "Le moteur thermique restera important pour les décennies à venir. Nous croyons donc à l'avenir du diesel", mais la baisse du marché "a des effets sur l'emploi", a souligné le dirigeant. "Il faut continuer dans la modernisation des moteurs thermiques et éviter la polémique", a-t-il ajouté.

La nécessité de se diversifier

Plus largement, le président de Bosch France a estimé que "dans les années à venir, sur certains sites, on verrait des surcapacités en Europe".
Bosch a en conséquence demandé aux différents sites, dont celui de Rodez, d'identifier des solutions complémentaires pour pallier les possibles baisses de charge des activités traditionnelles.
Heiko Carrie a cité comme exemple la fabrication pour tiers. Ainsi, le site normand de Mondeville, dédié à l'électronique pour automobile, a depuis
un an diversifié sa production en assemblant des enceintes acoustiques pour la marque haut de gamme Devialet. "Cette approche fonctionne très bien", a-t-il dit.
Un autre type de diversification a été mis en place sur le site de Moulins, qui produit notamment des systèmes de contrôle automobile ESP, et qui accueille désormais un centre logistique dédié à l'activité de chauffage.

7 700 salariés en France

Le groupe a consacré 400 millions d'euros aux investissements en France sur les six dernières années. Bosch prévoit d'inaugurer fin mars son site rénové de Saint-Ouen, siège français du groupe, où il a investi près de 20 millions d'euros, notamment dans un centre d'innovation en ingénierie.
Bosch France emploie 7.700 personnes en France, dans 24 sites, revendiquant être le premier employeur d'un groupe allemand dans le secteur industriel.

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