Le troisième procès AZF débutera le 24 janvier 2017 à Paris

L'entrée de l'usine AZF le jour de l'explosion / © MaxPPP
L'entrée de l'usine AZF le jour de l'explosion / © MaxPPP

Le troisième procès de la catastrophe d'AZF commencera le 24 janvier 2017, devant la cour d’appel de Paris. La date a été arrêtée ce jeudi 24 mars, au cours d'une réunion préparatoire au palais de justice de Paris. Les débats devraient durer quatre mois et seront retransmis à Toulouse. 

Par Marie Martin

La date était attendue depuis longtemps. On sait dorénavant que le troisième procès de la catastrophe d'AZF s'ouvrira le 24 janvier 2017, devant la cour d'appel de Paris. Les débats, qui devraient durer quatre mois, tout comme en première et deuxième instance, seront retransmis à Toulouse, pour les centaines de victimes qui ne pourront pas faire le déplacement. 

Le calendrier judiciaire a pris près d'un an de retard puisque la date du premier trimestre 2016 avait d'abord été évoquée, pour la tenue de ce troisième procès. 

Relaxés en 2009 par  le tribunal correctionnel de Toulouse, le groupe Grande Paroisse, propriétaire de l’usine et le directeur de l'usine AZF Serge Biechlin avaient été condamnés en appel pour homicides, blessures et destructions involontaires en septembre 2012.
Le 13 janvier 2015, la Cour de cassation avait cassé cet arrêt, notamment en raison de l’impartialité supposée d’une magistrate, assesseur de la cour, qui était également vice-présidente d’une association de victimes partie civile au procès.

Depuis qu'une nouvelle loi impose que les procès impliquant de nombreuses victimes d'une catastrophe industrielle se tiennent à Paris ou à Marseille, plusieurs associations de victimes de la catastrophe d'AZF s'étaient mobilisées pour que les Toulousains, blessés dans leur chair et leurs biens, ne soient pas privés du procès, pour des raisons financières ou de santé. La Garde des Sceaux de l'époque, Christiane Taubira, avait même laissé entendre qu'une relocalisation du procès à Toulouse était possible. 

Ce troisième procès aura bien lieu à Paris, au grand dam de ces associations mais à la grande satisfaction d'autres parties civiles qui appelent de leurs voeux des débats apaisés, "dépassionnés". 

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