Lozère : le département remonté contre la SNCF

Le Cévenol - archives / © F3 LR
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La SNCF a supprimé des correspondances entre Paris et Nîmes, sans consultation préalable, provoquant l'ire du conseil départemental de la Lozère. En saison estivale, celui-ci compte sur les liaisons territoriales pour aider au désenclavement du territoire.

Par Richard Duclos (avec AFP)

Le conseil départemental de la Lozère n’est pas content, et il le fait savoir. Le motif de sa colère ? Des correspondances SNCF supprimées entre Nîmes et Paris, via le Cévenol.

La Lozère reproche qui plus est à la SNCF l’absence de concertation préalable :

"De nouvelles dispositions décidées par la SNCF, sans concertation préalable, ne permettent plus d'effectuer qu'un seul aller-retour Paris-Nîmes par la ligne des Cévennes, pourtant la plus directe", écrit le conseil départemental dans un communiqué.


La présidente PS, Sophie Pantel, et le vice-président chargé des infrastructures Henri Boyer ont par ailleurs adressé un courrier au PDG de la SNCF, dans lequel ils exigent "le rétablissement des correspondances supprimées dans les meilleurs délais."


Deux correspondances supprimées début juillet


Ils en profitent pour réitérer leur demande "pour que toutes les relations ferroviaires existantes sur la ligne des Cévennes soient accessibles sur internet de façon systématique."

Depuis début juillet, deux des quatre correspondances qui existaient auraient été rompues à Clermont-Ferrand pour cause de travaux au nord de l'Auvergne et en Ile-de-France.

"Il est inconcevable de constater que les horaires des correspondances avec la ligne des Cévennes, déjà très peu nombreux, n'aient pas été ajustés en conséquence", s'indigne le conseil départemental.

Impact négatif sur le tourisme


Le mécontentement du conseil départemental est d’autant plus grand qu’il compte sur cette ligne ferroviaire pour désenclaver le territoire. "Cette situation, encore compliquée par d'incessants dysfonctionnements, isole et pénalise les habitants de la Haute-Loire, de la Lozère et du nord du Gard", et "impacte très négativement le développement touristique de ces régions, particulièrement en pleine saison".

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