Les proches de Rémi Fraisse réclament l'interdiction des munitions explosives

Jean-Pierre Fraisse, le père de Rémi Fraisse. / © France 3 Occitanie
Jean-Pierre Fraisse, le père de Rémi Fraisse. / © France 3 Occitanie

Dans une tribune publiée dans Libération ce mercredi, les parents et la soeur de Rémi Fraisse appellent à l'interdiction des grenades assourdissantes par les forces de l'ordre pendant les manifestations alors que le gouvernement vient de lancer une commande publique de 1,2 million de grenades.

Par J.V

La famille de Rémi Fraisse, ce militant écologiste tué par une grenade offensive tirée par un gendarme en octobre 2014 à Sivens dans le Tarn, a signé ce texte publié dans "Libération".
Ces proches et des amis d'un jeune homme également blessé par une grenade en août dernier lors d'une manifestation à Bure, lancent un appel pour interdire l'utilisation de "toutes les munitions explosives" par les forces de l'ordre alors que le gouvernement a passé, toujours selon les signataires, une commande en août dernier de 1,2 million de grenades défensives.

Selon Me Claire Dujardin, l'avocate de la famille Fraisse : "C'est à la suite des incidents qui se sont produits à Bure que les parents de Rémi Fraisse ont souhaité faire cette tribune. Celà a été l'élément déclencheur de leur démarche. Ils considèrent que c'est anormal d'utiliser des grenades face à des manifestants pacifistes.''

Ils réclament l'interdiction des grenades assourdissantes, les GLI-F4. Rémi Fraisse a été tué par une grenade offensive OF-F1. Celles-ci ont déjà fait l'objet le 28 octobre 2014 d'une suspension puis d'une interdiction définitive en mai 2017 par le ministère de l'Intérieur. Selon les signataires, les grenades commandées par l'État, des GLI-F4, dites défensives, ont blessé plusieurs personnes, le 15 août lors d'une manifestation contre le projet d'enfouissement de déchets de Bure dans la Meuse. Et encore aujourd'hui une de ces personnes "risque" une "amputation de plusieurs orteils des suites de l'explosion d'une GLI-F4".
En juin, le parquet de Toulouse avait requis un non-lieu concernant la mort du militant écologiste Rémi Fraisse.


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