Les Catalans déposent un nouveau recours contre le nom Occitanie

Des manifestants de tout age ont envahi la place de la Catalogne à Perpignan le 10 septembre 2016, pour dire oui au Pays Catalan. / © F3 Pays catalan
Des manifestants de tout age ont envahi la place de la Catalogne à Perpignan le 10 septembre 2016, pour dire oui au Pays Catalan. / © F3 Pays catalan

Le 19 juillet dernier, le Conseil d'Etat décidait que la région Occitanie resterait la région Occitanie. Le comité pour l'autodétermination de la Catalogne Nord a néanmoins déposé en début de semaine un nouveau recours contre ce nom, s'appuyant cette fois sur une Déclaration des Nations unies.

Par R.D.

Ils ne lâchent rien. Les Catalans sont bien déterminés à faire changer le nom de la région Occitanie, et tant pis si leurs tentatives précédentes n’ont rien donné.

Ce lundi 28 août, le comité pour l’autodétermination de la Catalogne Nord a déposé un nouveau recours devant le Conseil d’Etat, contre cette appellation qui efface selon lui l’identité du pays catalan.

Le Conseil d’Etat a déjà rejeté en juillet dernier un recours contre ce nom, jugeant que celui-ci évoque une langue et une culture historiques dont l’aire géographique et historique inclut la majeure partie du territoire de la région.


Droits des peuples autochtones


Mais cette fois, les Catalans dégainent une nouvelle arme, comme le rapporte le journal L’Indépendant. Ils invoquent en effet la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, datant du 13 septembre 2007.

Selon l’article 13 de cette déclaration, les peuples indigènes ont en effet le droit de "choisir et de conserver leurs propres noms pour les communautés, les lieux et les personnes".

Et selon l’article 19, "les États se concertent et coopèrent de bonne foi avec les peuples autochtones intéressés […] avant d’adopter et d’appliquer des mesures législatives ou administratives susceptibles de concerner les peuples autochtones".

Or, pour Robert Casanovas, le président du comité, interrogé par nos confrères, "la majorité des habitants des Pyrénées-Orientales n’a pas validé ce nom". "Tout ça s’est donc fait en violation de l’article 19", assure-t-il.

En cas de nouveau rejet par le Conseil d’Etat, l’association catalane est décidée à poursuivre son combat, et à se tourner vers le Comité des droits de l’homme des Nations Unies.


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