Trains de nuit : la fin du Paris Port-Bou

La gare de Perpignan la nuit / © RAYMOND ROIG / AFP
La gare de Perpignan la nuit / © RAYMOND ROIG / AFP

Quatre des huit trains de nuit sont condamnés à disparaître le 1er octobre prochain faute de reprise par un opérateur privé. C'est le cas du Paris-Port Bou, train mythique permettant de rallier la Catalogne. Une mesure confirmée par le ministère des Transports et contestée par les usagers.

Par L.C. avec afp


Paris-Cerbère-Portbou en train de nuit ; c'est fini. Quatre des huit lignes de trains Intercités de nuit, dont l'Etat a déjà annoncé l'arrêt des subventions, fermeront le 1er octobre si aucun opérateur privé ne veut les reprendre et que les régions concernées ne les financent pas, a annoncéce midi le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Paris-Cerbère et Metz-Vintimille

Les lignes appelées à disparaître cet automne sont celles reliant Paris à la Savoie (Saint-Gervais et Bourg-Saint-Maurice) et à Albi, ainsi que celles reliant Strasbourg et Luxembourg à Nice et Portbou (Espagne).

 

Perpignan : la train de nuit Paris-Cerbère menacé de suppression
4 des 8 trains de nuit français sont condamnés à disparaître le 1er octobre prochain faute de reprise par un opérateur privé. C'est le cas du Paris-Portbou, train mythique permettant de rallier la Catalogne.  - F3 LR - Reportage : A.Sabatier


Paris-Latour-de-Carol sauvé

eux autres lignes, reliant la capitale à Irun (Espagne) et à Nice bénéficieront d'un sursis, respectivement jusqu'en juillet et octobre 2017, tandis que les liaisons Paris-Briançon et Paris-Latour-de-Carol seront maintenues, comme annoncé en février par M. Vidalies.


Trop cher

Cette décision vise à résorber les pertes financières des trains de nuit, qui ne transportent que 3% des voyageurs mais représentent un quart du déficit des Intercités (au moins 400 millions d'euros prévus cette année), soit "plus de 100 euros de subvention publique" par billet vendu, a souligné le secrétaire d'Etat aux Transports lors d'une conférence de presse.

Je confirme la décision du gouvernement de ne plus financer l'exploitation de ces lignes, mais je reste à l'écoute de toute offre de reprise" ou "de financement tiers, c'est-à-dire par les régions", a-t-il déclaré, signalant qu'une discussion "est en cours entre la région Occitanie et SNCF Mobilités" au sujet de la liaison Toulouse-Cerbère.

Aucun opérateur privé n'a répondu de manière satisfaisante à l'appel à manifestation d'intérêt lancé en avril par le gouvernement pour les six lignes qui ne seront pas conservées.
Le groupe français Transdev (filiales de la Caisse des dépôts et de Veolia) a proposé de reprendre les deux lignes que l'Etat entend garder, pour éventuellement "en sauver une ou deux de plus". Mais cette réponse "ne correspondait pas à la demande", a estimé M. Vidalies, indiquant toutefois que "la porte reste ouverte pour trouver une solution" qui "n'implique pas les finances de l'Etat".

La pétition des usagers

Ce matin Claire Brun membre du collectif des usagers des trains de nuit a remis une pétition "oui au train de nuit " au ministère des transports à Paris.
Claire Brun a remis la pétition oui au train de nuit au ministère des transports le 21 juin 2016 / © A. Sabatier/France 3 LR
Claire Brun a remis la pétition oui au train de nuit au ministère des transports le 21 juin 2016 / © A. Sabatier/France 3 LR

Ce collectif s'oppose à la suppression programmée de ces trains surtout en ce qui concerne les usagers du Paris Cerbère. Un train bien pratique selon les habitués, "qui dessert une région éloignée de la capitale". Quelques de 2 700 signatures ont été collectées.

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