Que sont devenus les migrants de Calais réfugiés à Bolquère et Sainte-Marie ?

Arrivée de jeunes migrants de Calais à Sainte-Marie-la-Mer dans les Pyrénées-Orientales la nuit du 2 au 3 novembre 2016 / © France 3 Pays Catalan
Arrivée de jeunes migrants de Calais à Sainte-Marie-la-Mer dans les Pyrénées-Orientales la nuit du 2 au 3 novembre 2016 / © France 3 Pays Catalan

On a beaucoup parlé d'eux, à leur arrivée dans les centres de Bolquère et de Sainte-Marie le 2 novembre dernier. Mais combien sont-ils aujourd'hui ? 15 ont été acceptés en Angleterre. Les autres au nombre de 53 seront demandeurs d'asile ou pris en charge par les services sociaux.

Par Laurence Creusot

On se souvient des images de ces jeunes hommes arrivés en car de Calais de nuit, installés dans deux centre de vacances des Pyrénées-Orientales à Bolquère et Sainte-Marie-la-Mer. A majorité mineurs, à majorité de nationalité éthiopienne.
67 hommes, 35 sont dirigés vers Bolquère, 33 à Bolquère.

Ceux qui sont en Angleterre et ceux qui n'iront pas

Deux mois après leur arrivée, ils sont 15 à rejoindre le Royaume Uni, selon Laurent Atalon le sous-préfet de Prades. "Les départs sont conditionnés par la procèdure de Dublin et les modalités sont strictes : les mineurs doivent rejoindre un membre de leur famille proche, le home office doit trouver cette famille et s'assurer qu'elle a les moyens de bubvenir aux besoins du mineur isolé."explique le sous-préfet.

Déceptions et tension

Les déceptions et les déconvenues sont nombreuses lors de l'annonce du rejet des demandes d'entrées au Royaume uni. Certains réfugiés apprennent que finalement leur famille refuse de les prendre en charge ou ne peut pas subvenir à leurs besoins. Certains ont menti sur leur âge pour pouvoir passer la Manche.
"La période est sensible et ils vont devoir quitter ces centres d'accueil provisoires. Les majeurs feront une demande d'asile. Seuls les mineurs sont pris en charge par les services de l'aide sociale." selon Alain Atalon.

Incidents à Sainte-Marie

Le 14 décembre dernier, lors de la venue de deux représentants du HCR le Haut comité aux réfugiés, les esprits se sont échauffés. Les paroles de la traductrice d'origine erythréenne ont été mal interprétées. Le pare-brise de la voiture des représentants du HCR a été cassé ainsi que la vitre d'une porte-fenêtre du CCAS. Les gendarmes sont intervenus. Un homme a été placé en garde à vue. Les 26 réfugiés se sont ensuite excusés collectivement.


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