Quand les défenseurs de l'ours des Pyrénées interpellent le ministre Nicolas Hulot avec humour

© NiCoLaS @jAjAdUzErOnEuF
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"Nicolas, il ne faut rien lâcher... sauf des ourses dans les Pyrénées", c'est le message que les défenseurs de la cause ursine ont choisi de diffuser en se prenant en selfie. La campagne lancée sur les réseaux sociaux rencontre un bel écho et prend parfois une tournure humoristique.

Par Emmanuelle Gayet

Alors que les pro et les anti ours se parlent par vidéo interposées, les défenseurs de la cause ursine dans les Pyrénées ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux dont le principal objectif est de pousser tout en douceur le ministre de l'écologie Nicolas Hulot à se positionner en faveur de la réintroduction d'ourses dans les Pyrénées.


Plus de 200 personnes, pour la plupart inconnues ont déjà répondu à l'appel, en version  sérieuse et convaincue mais aussi sur le mode clin d'oeil notamment avec un selfie où deux chiens patous sont mis en scène, masqués, en référence aux dernières vidéos qui ont fait le buzz sur la question du plantigrade.
La campagne est suivie via le hashtag #DesOursesPourLesPyrenees sur twitter.

Pour Alain Reynes directeur de l'association Ferus-Pays de l'Adet, interrogé par le journal 20 minutes

 Nicolas Hulot a signé au printemps dernier une demande de lâcher d’ours et a dit qu’il se saisissait du dossier cet été. C’est un ministre qui a des convictions qui ne sont pas cachées. Aujourd’hui il est aux manettes, il faut inciter à faire ce à quoi il croit, sinon, sous son ère on assistera à la disparition des ours à l'Ouest des Pyrénées 


Voici quelques uns des 200 selfies avec chiens, ours en peluche... que l'on peut voir 
 

 

Pourquoi demander de nouveau lâcher d'ours 

C'est une question de survie pour la population actuelle. Dans le Béarn, le noyau constitué par deux ours mâles n'a aucune chance de se développer. En effet, les plantigrades sont  dans l'impossibilité de se reproduire faute de femelles dans leur secteur. L'autre raison vient du risque lié  à la consanguinité. La population des 39 ours recensée dans le massif est en manque de sang neuf. Ce qui à moyen terme pose un problème de survie.
 

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