Le “survivant” Loïc Liber, tétraplégique, ne pourra pas témoigner au procès Merah

dans la chambre d'hôpital de loïc Liber, ses photos d'avant le 15 mars 2012 / © Martin Baumer Outre mer 1ère
dans la chambre d'hôpital de loïc Liber, ses photos d'avant le 15 mars 2012 / © Martin Baumer Outre mer 1ère

Il avait été prévu que le militaire, grièvement blessé par Merah à Montauban le 15 mars 2012, puisse être interrogé par visioconférence. Selon son avocate, il n'est pas en état de témoigner. 

Par Fabrice Valery

C’était sans aucun doute un des témoignages les plus attendus, sur le plan émotionnel, au procès des complices de Mohamed Merah qui se tient jusqu’au 3 novembre devant la Cour d’assises spéciales de Paris. Loïc Liber, militaire au 17ème Régiment de Génie Parachutiste (1ème RGP) de Montauban, blessé par Merah qui l’a laissé pour mort, devait témoigner au procès par visioconférence.

Selon son avocate, Maître Laure Bergès-Kuntz, "Loïc n'est pas en état de répondre à un interrogatoire. Il suit le procès en visioconférence depuis sa chambre d'hôpital. Il est derrière un écran, il voit tout mais on ne le voit. Il n'est pas en état de parler"

Un système de visioconférence a en effet été installé entre le Palais de Justice de Paris et l’Institution Nationale des Invalides, distants de quelques kilomètres : Loïc Liber peut y suivre dans sa chambre l’ensemble des débats.

Selon les indications du président de la Cour d'assises à l'ouverture du procès, il était prévu que le militaire puisse apporter son témoignage. Mais cette option est aujourd'hui, selon son avocate, abandonnée. 


Pour ses parents, présents au procès, la situation est particulièrement difficile. "C'est très dur pour nous", lâche seulement, en larmes, sa maman Emilienne. 

"De toute façon, reprend son avocate, le témoignage de Loïc ne serait pas essentiel. Il n'a pas eu le temps de voir ce qui se passait. Ce qui nous importe ici c'est la vérité et la vérité on la connaît, on a vu les images de caméras de surveillance. Maintenant, il faut laisser Loïc se reposer". 

Loïc Liber n’a que peu de souvenir de ce jeudi 15 mars 2012 où il était sorti de la caserne avec deux copains, Abel Chennouf et Mohamed Legouad. Le Guadeloupéen n’a pas vu arriver le tireur et s’est retrouvé au sol, grièvement blessé. Ses deux collègues ont été tués sur le coup. Lui a survécu. Mais il est aujourd’hui handicapé à vie.

Nos collègues de Guadeloupe 1ère l'avaient rencontré à l'occasion du 5ème anniversaire des attentats :

 

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