France 3 en direct de Moissac ce samedi à 19h alors que la ville honore ses “Justes parmi les Nations”

Les enfants devant la maison de Moissac / © CDJC (Centre de documentation juive contemporaine), Mémorial de la Shoah
Les enfants devant la maison de Moissac / © CDJC (Centre de documentation juive contemporaine), Mémorial de la Shoah

Ce week end, la ville de Moissac met à l’honneur ses «Justes parmi les Nations» qui ont sauvé des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale. Pour cette occasion, France 3 Midi-Pyrénées sera en direct du hall de Paris

Par Véronique Haudebourg

Ce week end, la ville de Moissac met à l’honneur ses «Justes parmi les Nations» qui ont sauvé des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale. Un passé méconnu que la ville veut révéler au plus grand nombre. Ces samedi 27 et dimanche 28 avril, les enfants sauvés par Bouli et Shatta Simon et grâce au silence des Moissagais, se retrouvent pour deux jours de débats et de souvenirs.

Pour cette occasion, le journal régional de France 3 Midi-Pyrénées se déroulera en direct de Moissac le samedi 27 avril à 19h, dans le hall de Paris


Marie-Sophie Lacarrau recevra
  • Jean-Claude Simon, fils de Bouli et Shatta Simon et président de "Moissac, ville de Justes oubliée"
  • Boris Cyrulnik, psychiatre




Bouli et Shatta Simon : les Justes de Moissac

Pendant la guerre, Moissac dans le Tarn-et-Garonne a été le théâtre d’une véritable opération de sauvetage d’enfants juifs. De 1939 à 1943, la maison des enfants de Moissac, située au 18 quai du port, au bord du Tarn, a abrité de nombreux enfants juifs français et étrangers, fuyant les persécutions nazies. Dans la ville, tous les habitants se souviennent de ce qu’ils appelaient eux «la colonie». Tous savait qui ils étaient, et personne n’a parlé. A l’époque tout le monde connait aussi les responsables de la maison : Bouli et Shatta Simon.

En 1943, sentant le danger venir, Shatta Simon décide d’évacuer la maison et d’organiser le «planquing» des enfants. Ils sont dispersés dans la campagne française, chacun de leur côté, avec de faux-papiers, où ils resteront cachés jusqu’à la fin de la guerre. Ce planquing se fait avec la complicité de la «sixième», organisme résistant, créé par les éclaireurs juifs français. Le premier vendredi après la libération, ils se retrouveront à Moissac, comme ils se l’étaient promis.

Sur les 500 enfants passés dans la maison, tous ont survécu à la guerre.

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