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Le Syndicat départemental d'énergies du Tarn dépose les bornes électriques

Cent de ces bornes vont être déployées dans le Tarn afin de permettre aux voitures électriques de se recharger. / © Sylvain Duchampt
Cent de ces bornes vont être déployées dans le Tarn afin de permettre aux voitures électriques de se recharger. / © Sylvain Duchampt

Cent bornes de recharge électrique vont être déployées sur tout le département du Tarn. Ce projet du Syndicat départemental d'énergies du Tarn se monte à 1,6 millions d'euros et s'inscrit dans le réseau régional Révéo. Mais l'initiative tarnaise soulève encore bon nombre d'interrogations.

Par Sylvain Duchampt

"Via une application sur smartphone et grâce à cette carte, les utilisateurs pourront réserver leurs bornes et charger leurs véhicules électriques partout dans le Tarn. " Vincent Colom, maire de Lagarrigue et membre du Syndicat départemental d'énergies du Tarn, présente consciencieusement le fonctionnement des deux bornes électriques installées sur le stand du Sdet à la Foire de Castres. L’opération est simple. Il suffit d’appuyer sur l’écran, passer sa carte pour se connecter au réseau, attraper la prise et la brancher directement au capot de la voiture électrique garée à proximité. "L'idée est d'inciter les Tarnais à acheter ce type de véhicules. On en compte à peine quatre cent dans le département. Nous espérons doubler ce chiffre." précise le jeune élu.

Sur le site de Révéo, le Sdet est présenté comme un membre actif de ce réseau qui souhaite installer 1247 bornes de recharge électrique en Occitanie.  / © CR
Sur le site de Révéo, le Sdet est présenté comme un membre actif de ce réseau qui souhaite installer 1247 bornes de recharge électrique en Occitanie. / © CR

Révéo : Le plus grand réseau de bornes électriques de France

Cent bornes de recharge électrique de ce type vont être implantées dans les prochaines semaines à travers tout le département tarnais. Quatre-vingt cinq d’entre elles dites "accélérées" permettront de recharger son véhicule en trente à quarante minutes, quinze autres à "recharge rapide" le feront en moins de vingt minutes.
Ce déploiement d’un montant de 1.6 millions d’euros mené par le Sdet (financé à hauteur de 600 000 euros par l’Ademe, 500 000 euros du conseil départemental du Tarn, le reste étant à la charge du Sdet) s’inscrit dans un schéma plus large, celui de Révéo, premier réseau régional de branchement public. Neuf syndicats mixtes d’énergie départementaux s'y sont regroupés (de l'Ariège, de l'Aude, de l'Aveyron, du Gard, de l’Hérault, du Lot, de la Lozère, des Pyrénées-Orientales et du Tarn) pour mutualiser l’achat de ces installations et proposer un maillage de 1247 bornes de recharge en Occitanie, utilisables avec une seule et même carte d’abonnement. Mais à la veille de leurs installations, le Sdet semble pourtant vouloir prendre ses distances avec Révéo.

Le président du Sdet, Alain Astié (1er à gauche), et la directrice du syndicat mixte, Catherine Moncet, présentent à la presse le projet d'installation de cent bornes électriques dans le Tarn. / © Sylvain Duchampt
Le président du Sdet, Alain Astié (1er à gauche), et la directrice du syndicat mixte, Catherine Moncet, présentent à la presse le projet d'installation de cent bornes électriques dans le Tarn. / © Sylvain Duchampt

Le Sdet veut-il déjà quitter le réseau Révéo ?

A la Foire de Castres, sur le stand du syndicat tarnais, aucune référence ou presque à propos du réseau régional. Le sujet paraît sensible. Lorsque la question est abordée, la directrice de la structure de coopération intercommunale tarnaise, Catherine Moncet, nuance et s’emporte : "Nous n’appartenons pas au réseau Révéo ! Nous appartenons seulement au groupement de syndicats dont nous sommes d’ailleurs à l’initiative." Contacté par téléphone la semaine dernière, le syndicat de l'Aude, pilote du projet Révéo, nous a confirmé que le Syndicat départemental d'énergies du Tarn était bien un membre à part entière du réseau, au même titre que les huit autres syndicats départementaux.   
Sur le site internet, le président du Sdet, Alain Astié, pose le temps d'une photo aux côtés des autres membres du réseau avec ce texte en légende "Les syndicats départementaux d'énergies de l'Ariège, de l'Aude, de l'Aveyron, du Gard, de l’Hérault, du Lot, de la Lozère, des Pyrénées-Orientales et du Tarn, associés aux Métropoles de Toulouse et de Montpellier, ont souhaité s’unir pour organiser un service commun relatif au déploiement et à l’exploitation d'infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE)."
Selon nos informations, le syndicat départemental d’énergies du Tarn envisagerait de quitter cette association. "Il y a eu une réflexion, reconnaît Alain Astié. Chez nous, c’est une réflexion collective, ce n’est pas une personne, ce n’est pas le président, qui décide. Et donc, à chaque fois que nous avons une décision à prendre nous discutons entre nous. On  se donne le temps de la réflexion. En ce moment, il n’y a pas de soucis. "
Alain Astié, président du SDET (1er à droite sur la photo), pose aux côtés des autres membres du réseau Révéo.  / © CR
Alain Astié, président du SDET (1er à droite sur la photo), pose aux côtés des autres membres du réseau Révéo. / © CR

L'implication du Conseil départemental du Tarn

Un autre point pose question : celui du soutien financier du Conseil départemental du Tarn à ce dossier. "Ce n’est pas un élément qui est venu perturber la réflexion là-dessus " assure le maire de Rosière. Au contraire des autres départements, le Tarn est le seul à s’impliquer dans l’installation de ces bornes électriques. Les relations entre le syndicat et la collectivité départementale se sont réchauffées depuis l’arrivée d’une nouvelle équipe d’élus à la tête du Sdet, courant 2014, après vingt ans de présidence de l’ancien député socialiste tarnais, Pierre Bernard. Depuis deux ans, la directrice du développement du Conseil départemental 81, Cécile Jouffron, se rend régulièrement dans les locaux du syndicat départemental. D'ailleurs, Alain Astié n’écarte pas l’hypothèse d’une collaboration avec la société d’économie mixte du Conseil départemental, la Sem E-Téra "Pour l’instant, il y a certaines pistes qui ont été envisagées mais nous sommes prêts à travailler avec toutes les structures, quelles qu'elles soient, à partir du moment où le public y trouvera son compte. C’est essayer de rentabiliser les deniers publics, faire en sorte qu’ils soient utilisés le mieux possible. Nous sommes là pour être au service des autres structures et des autres collectivités."  Sur toutes ces questions, la communication du Syndicat départemental d'énergies du Tarn est pour le moment sur courant alternatif.

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