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Samedi Politique : Jean-Marc Germain, député socialiste des Hauts-de-Seine, ne votera pas le pacte de stabilité

Jean-Marc Germain était l'invité de Samedi Politique. Il est l'un des trois députés socialistes proches de Martine Aubry à avoir annoncé qu'il ne voterait pas le pacte de stabilité défendu par le gouvernement mardi prochain à l'Assemblée Nationale. 

  • Patrick Ferrante
  • Publié le , mis à jour le
Jean-Marc Germain était l'invité de samedi Politique. © DR

© DR Jean-Marc Germain était l'invité de samedi Politique.

Selon lui, il ne faut pas voir pas y voir un antagonisme entre la maire de Lille et le Premier Ministre.
"Manuel Valls est un ami avec qui j'ai travaillé au cabinet de Lionel Jospin" a déclaré l'élu des Hauts de Seine lors de l'émission Samedi Politique sur France3 Paris, ajoutant: "même à des amis il faut savoir dire non quand on pense qu'il y a des choses qui ne vont pas". Selon Jean-Marc Germain, le pacte prévoit trop d'économies sur les prestations sociales en contrepartie d'une baisse des charges des entreprises trop coûteuse car mal ciblée.

Jean-Marc Germain a annoncé qu'il s'abstiendrait lors du vote consultatif de mardi sur le programme de stabilité, le texte qui énonce les engagements économiques de la France jusqu'en 2017 auprès de la Commission européenne car, a-t-il dit "aller aussi vite vers le retour à l'équilibre des comptes publics n'est pas possible" sans casser la croissance. Il ne devrait pas être isolé  puisqu'au moins une cinquantaine de députés PS pourraient s'abstenir selon ses déclarations en marge de l'émission. Si une telle fronde se confirme, l'adoption du programme de stabilité dépendra du vote d'élus de droite et du Centre.

L'ancien directeur de cabinet de M. Aubry à la métropole de Lille puis au PS faisait partie de la centaine de députés socialistes qui avaient demandé un contrat de confiance à M. Valls lors de sa désignation à Matignon. "Les députés doivent être entendus après la claque des élections municipales" a-t-il affirmé,révélant qu'il avait refusé d'entrer au gouvernement parce que "le temps du parlement est venu" selon lui.

L'époux d'Anne Hidalgo

Par ailleurs, interrogé sur sa discrétion médiatique depuis son élection en 2012, Jean-Marc Germain a sous-entendu qu'il n'avait pas voulu gêner la campagne parisienne de son épouse Anne Hidalgo. "C'était le temps d'Anne Hidalgo", a-t-il dit ajoutant: "au-delà du fait qu'elle est ma femme, je me réjouis qu'elle ait été élue maire de Paris car qu'une fille d'ouvrier immigré espagnol puisse avoir un parcours républicain, cela montre qu'on est dans un beau pays qui donne sa chance à chacun".

Quant au fonctionnement de ce couple très politique, le deputé des Hauts de Seine a révélé: "nous avons toujours une réflexion sur l'articulation de nos deux vies politiques" ainsi "je n'ai pas été candidat aux élections législatives à Paris pour ne pas être sur le même territoire que ma femme".
A une question lui demandant si son opposition au plan Valls ne le situait pas plus à gauche que son épouse, il a répondu: "Nous ne menons pas notre vie politique ensemble, nous échangeons sur ce que nous pensons mais nous n'avons pas défendu les mêmes candidats dans les congrès PS" concluant: "nous avons toujours fait une séparation très claire entre notre vie familliale et notre parcours politique".


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samedi Politique: Jean-marc Germain

 

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