(75) Paris : La déferlante de la République en Marche n’a finalement pas eu lieu

Un bateau-mouche sur la Seine, devant la Tour Eiffel à Paris, en août 2016. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Un bateau-mouche sur la Seine, devant la Tour Eiffel à Paris, en août 2016. / © IP3 PRESS/MAXPPP

A l’issue des élections de 2012, Paris voyait la vie en rose. 5 ans plus tard, c’est de mauve, la couleur de LREM, dont se pare la région Paris Ile-de-France. Mais, pas vraiment un mauve franc et conquérant comme on pouvait s’y attendre au soir du premier tour

Par France Montagne

La République en marche remporte "seulement" 12 des 18 circonscriptions parisiennes, alors que le 11 juin dernier le parti présidentiel arrivait en tête dans 14 circonscriptions ! Un phénomène qui n’est pas vraiment propre à l’Ile-de-France, puisqu’on remarque le même phénomène au niveau national. Comme si, lors de ce second tour, les électeurs s’étaient finalement repris et avaient décidé de réajuster le tir, en ne mettant pas tous leurs œufs dans le même panier.

La droite classique limite les dégâts


Exit au 2nd tour pour, sans grand étonnement tout de même, une des figures des LR à Paris, l’emblématique Nathalie Kosciusko-Morizet.

3 circonscriptions pour les Républicains. Peu, certes, mais beaucoup mieux qu’attendu !
Avec une vraie bonne surprise dans la 4ème circonscription, où Brigitte  Kuster (LR) l’emporte avec 51,51% contre 48,49% pour Ilana Cicurel (Modem).
Ce n’était pourtant pas gagné. La candidate LR était à 4 point de son adversaire au soir du 1er tour.
Le Modem, quant à lui, sauve l’honneur avec un seul poste à la députation pour Marielle de Sarnez dans le département parisien face au LR de la 11ème circonscription.
Elle est la seule représentante du mouvement politique du ministre de la justice, François Bayrou.



Petit clin d’œil dans la 18ème : entre deux candidats "franchement affichés macronistes", Pierre-Yves Bournazel (LR) et Myriam El Khomri (PS), l’ancienne ministre du travail de François Hollande porteuse de la loi travail, va pouvoir enfin faire la « grasse mat ». Nous ne nous serions pas permis, c’est bien elle qui le dit !


La Bérézina à gauche… mais deux inattendus !


Sur 10 circonscriptions en 2012, le PS ne sauvegarde qu’une seul et unique mandature de député à Paris.
En comparaison, la Bérézina de 1812 est une grande victoire !
D’autant plus, que le seul et unique siège remporté par le PS n’a pas été celui qu’on croyait !
A l’issue du premier tour personne n’aurait parié un copeck sur George Pau-Langevin la PS sortante de la 15ème… C’est pourtant bien elle qui creuse l’écart et remporte largement, avec 60,29% le poste de député contre Mehdi Kemoune (LFI) 39,71%.Un peu comme pour les LR, les électeurs socialistes ont boudé les grands noms. Exit : Patrick Bloche dans la 7ème et Myriam El Khomri dans la 18ème.Exit également, Danielle Simonnet, figure emblématique de LFI dans la 6ème. Elle est battue de peu, 49,01% contre 50,99 pour Pierre Person (LREM), l’ancien conseiller politique d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. Le combat a été rude, mais le jeune premier s’impose !
Le second poste de député à gauche à Paris est sauvé contre toute attente  par la candidate LFI Danièle Obono. 50,71% contre 49,29% pour Béatrice Faillès (LREM). Au premier tour, la candidate LREM affichait un score de 30,99% contre 17%. Comme quoi, rien n’est jamais perdu ! C’est l’unique élue de la France Insoumise et l’autre élue de gauche de ces législatives parisiennes de 2017.

Si il y a bien une seule chose à retenir dans ce second tour à Paris, ce serait la surprise créée par deux femmes : La FI, Danièle Obono et la LR Brigitte Kuster.

 

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