Attaque de Levallois-Perret : l'homme arrêté mercredi toujours hospitalisé

Les lieux de l'attaque contre des militaires à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, le 9 août 2017. / © Thierry CHAPPÉ / AFP
Les lieux de l'attaque contre des militaires à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, le 9 août 2017. / © Thierry CHAPPÉ / AFP

L'enquête sur l'attaque à la voiture-bélier qui a blessé six militaires de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) mercredi matin a été saisie par le parquet antiterroriste. 

Par France 3 Paris Île-de-France / ML avec AFP

Au lendemain de l'attaque visant des militaires de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) mercredi, les investigations sont en cours. Elles tâchent de déterminer si l'homme arrêté plusieurs heures après les faits était bien celui qui a foncé sur les soldats du 35eme régiment de Belfort, s'il a pu profiter d'éventuelles complicités et s'il y a eu prémiditation. 
 

  • Que sait-on du déroulé de l'attaque ?


Peu avant 8h mercredi matin, une voiture a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle stationnés place de Verdun, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Elle blesse six d'entre eux avant de prendre la fuite pour une cavale qui va durer plusieurs heures. Les soldats visés sont rapidement hospitalisés.



La voiture est retrouvée dans l'après-midi roulant sur l'A16 entre Boulogne-sur-mer et Calais. Les Brigades de recherche et d'intervention (BRI) de Lille et Rouen procèdent alors à son interpellation, au cours de laquelle des coups de feu ont été tirés. Le conducteur ainsi qu'un policier ont été blessés.

  • Quel est le profil de l'homme arrêté hier ? 


L'homme arrêté au volant du véhicule, une BMW de location, est âgé de 36 ans. De nationalité algérienne, il réside dans les Yvelines et est en situation régulière.

L'homme n'est pas fiché S et compte comme seul délit une infraction à la législation sur les étrangers, Il n'était pas armé lors de son arrestation au cours de laquelle il a été blessé par cinq balles alors qu'il tentait d'échapper aux forces de police.



  • Comment vont les militaires visés ? 


Après s'être rendus au chevet de trois des soldats blessés mercredi après-midi, les ministres de l'Intérieur Gérard Collomb et de la Défense Florence Parly ont indiqué qu'ils étaient à présent hors de danger. Lors de la séance de questions au gouvernement, le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé que "l'état de santé des militaires blessés n'inspire plus de craintes", a-t-il affirmé devant les députés.Certains souffrent de fractures, d'autres ne présentent que des contusions.

Selon Gérard Collomb, l'assaut de mercredi est la "sixième attaque" visant des militaires déployés dans le cadre de Sentinelle. L'opération, qui mobilise 7 000 soldats en permarnence depuis les attentats de 2015, est à présent au coeur de critiques. Certains lui reprochent son inefficacité et de faire des militaires des cibles. 


  • Quelles seront les suites ?


Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête, ouverte notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste". Elle a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué le parquet de Paris.



L'enquête doit à présent déterminer si l'homme était au volant lors de l'attaque et si celle-ci été plannifiée. La garde à vue reprendra si les médecins jugent que son état s'est suffisamment amélioré pour le permettre. Des perquisitions ont également été menées mercredi en fin d'après-midi à Bezons (Val-d'Oise). 

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