L'augmentation du passe Navigo provoque un tollé chez les élus franciliens

Le passe Navigo, dessiné par Philippe Starck. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN
Le passe Navigo, dessiné par Philippe Starck. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN

Le conseil d'administration d'IDF Mobilités, ex-STIF, a voté ce mercredi l'augmentation du prix mensuel du pass navigo. À partir du 1er août, il sera de 75,20 euros, contre 73 aujourd'hui. Une mesure qui a provoqué un tollé du côté des partis politiques.

Par Arthur Jégou

C'est une décision qui est loin de faire l'unanimité chez les partis politiques. Dès l'annonce de cette augmentation, qui prendra effet le 1er août 2017, les politiciens ont fustigé cette mesure. Du Front national au Parti socialiste en passant par le Parti communiste les réactions ne se sont pas fait attendre.

Aurélien Legrand, conseiller régional FN, s'indigne et fait reposer la faute sur le projet du Grand Paris Express
Même indignation affichée chez à les membres du Parti socialiste, qui se sont clairement positionnés contre l'augmentation du forfait.
Le Parti communiste estime que la la droite régionale "refuse de faire payer les entreprises et préfère faire payer l'usager".
Pour sa part, Île-de-France Mobilités affirme sur son site qu'avec cettte "hausse modérée de 2,2 €", le futur tarif restera "toujours le meilleur prix pour la meilleure offre dans le monde. A titre de comparaison, un passe mensuel toutes zones coute 379 € à Londres (94€ pour n’utiliser que les bus et les trams), 100,5 € à Berlin et 89,5 € à Madrid".
À la question "à quoi serviraient ces 2,20 € ?", l'autorité organisatrice des transports de la région répond que "cette augmentation permettrait en autre d’atteindre en 2018 l’objectif du lancement de 100% des commandes pour renouveler ou rénover plus de 700 trains d’ici 2021. Du matériel roulant neuf ou rénové, plus respectueux de l’environnement, équipé à 100% de la vidéo-protection".
Valérie Pécresse, présidente d'Île-de-France Mobilités, à qui certains reprochent de ne pas avoir tenu sa promesse sur la non augmentation du pass Navigo, peut cependant compter sur le soutien des Républicains d'Île-de-France.

De nombreuses autres revendications

La réunion du Conseil d’administration du STIF a également été l'occasion pour les élus franciliens de vider leur sac à propositions et manifester leur mécontentement.

Parmi eux, le conseiller régional EELV, Pierre Serne, déplore l'argent investit dans le changement de nom du désormais Île-de-France Mobilités et s'interroge sur le sens des priorités de l'ex-STIF 
Même son de cloche chez le socialiste Jonathan Kienzlen.
Pour sa part, le Front national s'oppose, entre autres, à un tout autre sujet : les affiches LGBT dans les transports de la région.


Sur le même sujet

SUIVEZ LES ELECTIONS SENATORIALES 2017 SUR FRANCE INFO

A Paris, des enseignes et des restaurants se mobilisent contre le gaspillage alimentaire

Près de chez vous

Les + Lus