Les Constructifs jugent impossible les 13 milliards d'économies demandés aux collectivités locales

© Bertrand Guay/AFP Photos
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L'un des deux présidents du groupe "Les constructifs" (Issus des Républicains, néanmoins prêts à travailler avec "En Marche", le parti du Président) à l'Assemblée Nationale, Franck Riester,  juge impossible l'effort de 13 milliards d'économies demandé aux collectivités locales d'ici 2022.

Par Christian Meyze

Franck Riester, coprésident du groupe Les Constructifs (LR qui veulent travailler aussi avec en Marche), député de Seine-et-Marne, ex-maire de Coulommiers, juge, au nom de son groupe, que l'effort de 13 milliards d'économies demandé aux collectivités locales d'ici la fin du quinquennat est impossible.


Impossible à digérer


"C'est un montant impossible à digérer pour les collectivités locales", estime Franck Riester. Le député Constructif juge néanmoins "légitime" de baisser les dépenses publiques, mais il estime que "les collectivités ont déjà fait beaucoup d'efforts" toutes ces dernières années.
Le député a également fustigé "la non-capacité de l'Etat à tenir ses engagements qui est insupportable, c'est ce qui fait que les Français n'ont plus confiance dans la politique".

Sur la fiscalité locale, Franck Riester s'est dit favorable "au maintien d'un lien entre l'impôt et le territoire", car "sinon, on sera sous tutelle de l'Etat" et "la dynamique locale ne sera plus récompensée".


"Un numéro d'enfumage"

Un constat partagé par le président du groupe LR, François Jacob, lui aussi élu de Seine-et-Marne, qui dénonce un "numéro d'enfumage" et un "marché de dupes" alors dit-il, que "les collectivités sont à l'os". 

"Les collectivités viennent de supporter une baisse de 11 milliards d'euros (sous le quinquennat de François Hollande, ndlr), elles sont à l'os et on leur demande encore 13 milliards supplémentaires" d'ici 2022, estime François Jacob au lendemain de la première Conférence des territoires en présence du chef de l'État.
Pour François Jacob,, le pacte proposé par l'exécutif aux collectivités est "un marché de dupes". "Si le président de la République avait eu du courage, il fallait qu'il y aille jusqu'au bout, qu'il explique combien de places de crèche, combien de relais d'assistantes maternelles, combien de polices municipales on supprime, combien de kilomètres de voirie on arrête d'entretenir".

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