En voilà un qui n'avait guère besoin de coller la bobine d'Emmanuel Macron à côté de la sienne sur ses affiches : à 43 ans, Cédric Villani a une gueule.

De celles que l'on reconnait au milieu d'une foultitude de gens : un carré qui frôle les épaules, un foulard en soie en guise de cravate et, de temps en temps, une araignée ivoire ou argentée embrochée sur le devant de sa veste. 

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Très tôt rallié à Emmanuel Macron, le vainqueur de la médaille Fields (l'équivalent du Nobel pour les mathématiques) a manqué de peu l'élection dès le premier tour le 11 juin dernier puisqu'il a fait le joli score de 47,5%.

Désormais député En Marche de la 5ème circonscription de l'Essonne, Cédric Villani devrait rester à la tête de l'Institut Henri-Poincaré à Paris, l'une des plus anciennes et prestigieuses structures dédiées à la recherche en mathématiques et en physique théorique.

Plutôt au fait de sa nouvelle mission, ce novice de la politique a résumé ainsi son rôle dans Libération : "La façon dont je l’envisage, c’est d’utiliser cet ancrage dans un territoire et les remontées du terrain pour rendre les débats nationaux moins abstraits." Il a par ailleurs exprimé son intention de ne pas obéir "au doigt et à l'oeil" au gouvernement.