Décès de Mireille Darc : retour sur sa filmographie parisienne

Icône glamour des années 1970, Mireille Darc (ici en 1971) a joué dans treize films de Georges Lautner (à gauche). / © STRINGER / AFP
Icône glamour des années 1970, Mireille Darc (ici en 1971) a joué dans treize films de Georges Lautner (à gauche). / © STRINGER / AFP

Montée à Paris à 20 ans, l'actrice, décédée dans la nuit de dimanche à lundi, y aura mené une carrière longue d'une cinquantaine de films.

Par France 3 Paris Île-de-France / ML

Veuve aisément consolée dans Les Barbouzes, femme fatale pour Le Grand blond avec une chaussure noire : avec une cinquantaine de long-métrages, Mireille Darc (de son vrain nom Mireille Aigroz) était l'icône chic et sensuelle du cinéma français dans les années 1960 et 1970. Elle est décédée à l'âge de 79 ans dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile parisien après plusieurs jours de coma.


Rôles titres en noir et blanc, passée sur le petit écran après une traversée du désert dans les années 1980, mais aussi réalisatrice de documentaires pour Des racines et des ailes ou Envoyé spécial, la carrière de l'actrice a pris de multiples formes depuis sa montée à Paris à l'âge de vingt ans. Tout juste sortie du conservatoire de Toulon, la jeune femme y décroche ses premiers rôles, d'abord à la télévision puis au cinéma.

La plus belle chute de reins du cinéma français


L'un des tournants de sa vie, professionnelle et privée, est sa rencontre en 1969 avec Alain Delon sur le tournage de Jeff. Mireille Darc apparaît alors dans plusieurs films dans lesquels l'acteur incarne des policiers rompus en proie à mille périls dans les rues de la capitale, tels que Pour la peau d'un flic (Alain Delon) ou Mort d'un pourri (Georges Lautner, avec qui elle tournera au total treize films).


Casque blond au carré, silhouette longiligne... Dans les années 1970, Mireille Darc incarne l'élégance. Les cinéphiles se souviennent de la chute de reins qu'elle dévoile amplement dans une robe noire signée Guy Laroche sur le tournage du Grand blond avec une chaussure noire (Yves Robert), devant un Pierre Richard ébahi. Deux ans plus tard, elle reprend du service avec Le Retour du grand blond.
 


Couramment comparée à Brigitte Bardot ou même à Marylin Monroe, la carrière de "la grande sauterelle" aura été marquée par les rôles de femme fatale, de la call-girl de luxe (Le Téléphone rose, 1975) à Lili princesse l'entraîneuse (Du rififi à Paname, 1966). Aujourd'hui, personnalités publiques et acteurs du cinéma hexagonal qui rendent hommage à l'actrice saluent cette idée du "chic français". 
 


 

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