"Une partie de ma vie politique s'achève. Je quitte le Parti socialiste, ou le Parti socialiste me quitte", a déclaré l'ancien Premier ministre, qui entend siéger "dans la majorité" d'Emmanuel Macron. Manuel Valls a affirmé que son positionnement dans la nouvelle Assemblée nationale allait "se décanter dans la journée", indiquant que "c'est une possibilité" qu'il siège dans le groupe la République en marche (REM).

"Je ne siègerai pas dans un groupe où il y aurait des ambiguïtés, où on ne voterait pas la confiance au gouvernement. Moi je voterai la confiance au gouvernement le 4 juillet prochain", a-t-il affirmé.

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Quant à une possible participation au groupe de la gauche "constructive", autour entre autres de la présidente du PRG Sylvia Pinel et du député DVG Olivier Falorni, Manuel Valls a déclaré qu'il "n'aurai[t] aucun problème à siéger avec ces amis", tout en ajoutant "souhaite[r] être clairement dans la majorité".

"Il n'aura pas un rôle éminent"

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a réagi à la décision de l'ancien premier ministre, en affirmant que cela "ne (le) surprend pas". "Il y a quelque chose de très violent dans la situation de Manuel Valls, il y a des critiques qu'on peut exprimer envers lui, mais je trouve qu'il y a une opprobre sur cet homme qui me paraît injuste", a déclaré Christophe Castaner sur CNews, sans toutefois ouvrir la porte du groupe REM à l'Assemblée à l'ex-Premier ministre.

"C'est à lui de dire s'il veut s'engager à soutenir cette politique, je sais qu'il n'aura pas un rôle éminent, il ne l'a pas souhaité et aujourd'hui la nouvelle génération de la République en marche ne l'accueillerait pas en cela. C'est pourquoi je parle d'une forme d'injustice", a-t-il lancé. 

Battu en janvier à la primaire socialiste élargie, Manuel Valls avait soutenu Emmanuel Macron avant le premier tour de l'élection présidentielle, aux dépens du vainqueur de la primaire Benoît Hamon, ce qui lui avait valu de ne pas être investi par le Parti socialiste pour les élections législatives dans la 1e circonscription de l'Essonne, où il briguait un nouveau mandat. L'ancien premier ministre, qui au cours du quinquennat de François Hollande (2012-2017) a utilisé 6 fois l'article 49.3, avait déclaré "Je voterai pour Emmanuel Macron. Je prends mes responsabilités" avant le premier tour de la présidentielle.

En revanche, ni la République en marche ni le PS n'ont présenté de candidat face à lui, et l'ancien Premier ministre a réussi à s'imposer de justesse (50,3% des voix) face à la candidate de la France insoumise Farida Amrani, qui a toutefois contesté le résultat.