Sous le feu des critiques, l'application SAIP alerte attentat est-elle encore utile ?

L'application SAIP permet à chacun d'être alerté directement sur son smartphone, "en cas de suspicion d'attentat ou d'événement exceptionnel" - attaque nucléaire, rupture d'un barrage. / © BERTRAND GUAY / AFP
L'application SAIP permet à chacun d'être alerté directement sur son smartphone, "en cas de suspicion d'attentat ou d'événement exceptionnel" - attaque nucléaire, rupture d'un barrage. / © BERTRAND GUAY / AFP

Des critiques s'élèvent contre l'application "SAIP" d'alerte attentat. Un système censé informer les populations en cas de danger mais qui n'aurait pas fait ses preuves. Un rapport sénatorial pointe de nombreux dysfonctionnements...

Par France 3 Paris IDF/LS et ET

Alors que l'évacuation des militaires de l'opération Sentinelle, victimes d'une attaque, est en cours mercredi matin, à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, l'application Alerte attentat reste muette, n'ayant pas été activée par les autorités. De quoi alimenter le scepticisme des internautes, comme en témoignent les commentaires sur Twitter.
Autre constat, moins d'un million de Français auraient téléchargé l'application. Lancée il y a un an par le gouvernement, l'application SAIP peine à convaincre. Son but est de prévenir la population en cas d'attentat, mais aussi de catastrophe naturelle ou industrielle, tout en indiquant les gestes à suivre.

Une application peu ergonomique

Mais le système ne serait pas fiable, voir inefficace comme le souligne un rapport du Sénat. Le rapport pointe en effet des dysfonctionnements, notamment le déclenchement tardif de SAIP lors de l'attentat de Nice et des fausses alertes, comme par exemple le 17 septembre dernier, au sujet d'une fausse prise d'otages dans le quartier des Halles, à Paris.
L'application SAIP alerte attentat a-t-elle encore son utilité ?
Des critiques s'élèvent contre l'application "SAIP" d'alerte attentat. Un système censé informer les populations en cas de danger mais qui n'aurait pas fait ses preuves. Un rapport sénatorial pointe également de nombreux dysfonctionnements... Intervenants : Sébastien Pietrasanta (ancien député PS des Hauts-de-Seine, rapporteur du projet de loi sur la lutte contre le terrorisme), Guillaume Denoix de Saint-Marc (directeur général de l'Association française des victimes du terrorisme) - L. Simondet / M. Genevois
Une réflexion serait en cours au ministère de l'Intérieur. Quant au Sénat, il préconise d'étudier d'autres options, comme l'envoi automatique de SMS en cas d'attaque terroriste.

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