Hommages au policier tué sur les Champs-Elysées, les syndicats “en colère” reçus par Matthias Fekl

© PQR/LeParisien/MaxPPP
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Plusieurs hommages sont rendus ou annoncés en mémoire de Xavier Jugelé, le policier tué hier soir sur les Champs-Elysées dans un attentat. De leur côté les syndicats de policiers, "en colère" après l'assassinat d'un des leurs, ont rencontré, à sa demande, le ministre de l'intérieur, Mathias Fekl.

Par Christian Meyze

La Ville de Paris rendra hommage la semaine prochaine à Xavier Jugelé, le policier tué jeudi soir sur les Champs-Elysées lors d'un attentat. La cérémonie d'hommage national, annoncée par l'Elysée doit également avoir lieu entre les deux tours de l'élection présidentielle.

Au conseil régional d'Île-de-France, c'est dès ce vendredi qu'une minute de silence en son honneur a été observée.
Le policier tué se nommait Xavier Jugelé. Il avait 37 ans. Il était membre, depuis six ans, de la 32ème compagnie de la direction de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, une compagnie très sollicitée dans les manifestations à risques. Il était d'ailleurs sur le point de quitter cette affectation pour rejoindre un autre service, celui de la division des relations internationales de la police judicaire à Nanterre.

Xavier Jugelé était aussi depuis plusieurs années, un adhérent militant actif de l'association Flag !, l'association des lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) de la police et de la gendarmerie. C'est du reste cette association qui, la première, a révélé son identité peu après son assassinat.

Enfin, plusieurs syndicats de police ont exprimé vendredi leur "émotion" mais aussi "leur colère", au lendemain du "lâche" assassinat d'un policier sur les Champs-Elysées à Paris. "Toute la police nationale est dans l'émotion mais aussi la colère", a déclaré le secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage. "Les fanatiques avaient annoncé depuis fort longtemps que les policiers seraient des cibles. Une nouvelle fois, un policier paye de sa vie son engagement".

Vendredi après-midi, les syndicats de police étaient reçus place Beauvau "à la demande du ministre de l'Intérieur" pour évoquer la situation et les conséquences de l'attaque.

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